Des heurts entre forces de l'ordre et manifestants — Manifestation à Paris

Vidéo. Heurts avec les forces de l’ordre lors de la manifestation à Paris

Des individus ont lancé des projectiles contre les forces de l'ordre. PHILIPPE LOPEZ AFP

Ils étaient 119.500 selon le ministère de l'Intérieur.

Répondant au mouvement de mobilisation nationale lancé par les syndicats CGT et Solidaires, près de 15.300 personnes ont défilé dans la capitale, selon le comptage du cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont BFMTV.

Pour la Préfecture de police de Paris, ils étaient 11.500, tandis qu'une source CGT avance le chiffre de 50.000.

Les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles et répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Les affrontements ont occasionné d'importants dégâts dans la zone: les vitrines de l'hôtel Marriot ont été vandalisées, ainsi que plusieurs autres commerces et du matériel urbain.

Grèves et manifestations s'accompagnent de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq sont prévus.

Un peu plus tôt, l'intersyndicale CGT-CFDT-Sud-Unsa de la SNCF avait annoncé qu'elle suspendait les concertations avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et attendait du Premier ministre Édouard Philippe qu'il reprenne la main sur le dossier.

Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée et des passagers sont descendus le long des voies pour rejoindre les quais. Et le conflit salarial chez Air France est dans l'impasse.

"Convergence des luttes!" C'est le slogan que s'apprêtent à scander jeudi 19 avril cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l'énergie, à l'appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construire un front commun contre Emmanuel Macron. Une "coagulation" des "mécontentements" à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon était présent. Elle "nuit à l'efficacité syndicale", a jugé aussi la CFE-CGC.

Dernières nouvelles