L'Afrique rebondit mais trop lentement — Croissance économique

Pour la Banque mondiale les perspectives de l’économie libanaise à moyen terme restent moroses

Pour la Banque mondiale les perspectives de l’économie libanaise à moyen terme restent moroses

" Il est important que les pays renforcent leur résilience en faisant des stratégies de diversification une priorité absolue", souligne Punam Chuhan-Pole, économiste principale à la Banque mondiale. L'innovation qu'on observe dans le solaire peut permettre à la population africaine d'avoir accès à l'électricité de qualité, abordable et soutenable.

" En plus d'aider la région à s'adapter à la nouvelle réalité des bas prix du pétrole, l'exploitation des nouvelles technologies pourrait être un nouveau moteur de croissance et d'emploi" pour les pays de la région, souligne le rapport.

Outre l'accès universel à l'électricité, le rapport " Africa's Pulse " a également planché sur deux autres sujets brûlants, notamment les réformes macroéconomiques et la gestion de la dette dont la soutenabilité est devenue problématique. "Les pays africains doivent intensifier et approfondir les réformes macroéconomiques et structurelles pour parvenir à des niveaux de croissance élevés et soutenus", s'exprimait l'économiste en chef de la région Afrique à la Banque mondiale, Albert Zeufack, lors du lancement du rapport semestriel de la Banque mondiale dénommé " Africa Pulse ". Aux yeux des économistes de la Banque mondiale, le modèle fondé sur la demande intérieure, en particulier l'investissement public, risque de ne pas produire de résultats en l'absence d'une forte augmentation de retombées positives des investissements et de la productivité: " La croissance observée au cours des 20 dernières années a essentiellement résulté de l'accumulation de capitaux publics, parfois dans le cadre d'opérations conjointes donnant lieu à des investissements étrangers directs dans les entreprises d'Etat qu'il sera difficile de soutenir sans accroissement de la productivité locale des facteurs ".

La croissance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena) devrait dépasser les 3% en 2018 mais les réformes sont nécessaires pour que la région puisse déployer tout son potentiel et répondre aux besoins d'une jeunesse nombreuse, a indiqué lundi le groupe de la Banque mondiale.

Tandis que l'Afrique centrale stagne, trop dépendante de ses matières premières. Par ailleurs, l'activité économique va repartir à la hausse dans certains pays exportateurs de métaux, sous l'effet de l'embellie de la production et de l'investissement dans le secteur minier.

Il cite aussi le cas de l'Afrique de l'Est à l'instar de l'Ethiopie, de la Tanzanie et du Rwanda qui connaissent sensiblement le même niveau de croissance que le Sénégal et la côte d'ivoire. Les perspectives de croissance se sont améliorées dans la plupart des pays d'Afrique de l'Est, à la faveur de l'amélioration de la croissance du secteur agricole, après plusieurs épisodes de sécheresse, et de la remontée des crédits du secteur privé. L'alourdissement du fardeau de la dette et l'exposition croissante aux risques de marché suscitent des inquiétudes à propos de la viabilité de la dette: en mars 2018, 18 pays étaient classés comme étant exposés à un risque élevé de surendettement, contre huit en 2013.

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