Le gouvernement pourrait autoriser les taxis amateurs dans les campagnes

C'est l'une des pistes étudiées par le gouvernement pour lutter contre les " déserts en mobilité ".

Aura-t-on bientôt des taxis amateurs dans les campagnes?

Dans les faits, n'importe quel conducteur pourrait ainsi devenir chauffeur et transporter des clients contre rémunération, une activité aujourd'hui uniquement réservée aux taxis professionnels et VTC. Selon Les Echos, la mesure aurait déjà été présentée aux organisations du secteur lors d'une réunion au ministère et devrait être inscrite dans la future loi d'orientation sur les mobilités attendue pour l'automne. Cette solution était à l'étude depuis la fin des Assises de la mobilité en décembre dernier.

Bien sûr, le gouvernement a l'intention d'encadrer de manière cette pratique: les potentiels chauffeurs ne seront autorisés à conduire qu'à la condition d'obtenir auprès de leur commune une autorisation individuelle, elle-même soumise à la présentation d'un casier judiciaire vierge.

Pas question de venir concurrencer les taxis en milieu urbain, ce nouveau mode de transport sera réservé aux territoires ruraux à faible densité de population qui souffrent de "l'inexistence, l'insuffisance ou l'inadaptation de réseaux de transports publics collectifs", précise le quotidien. Et leur rémunération ne devra pas dépasser un plafond annuel, qui doit être fixé par décret. On peut supposer que des régions comme la Bretagne ou l'Auvergne entreront dans le dispositif. "C'est un métier à part entière, qui demande une formation et des qualifications", note-t-il dans le Figaro. " Si l'idée est de faire baisser le prix de la course, le gouvernement devrait plutôt alléger les charges qui pèsent sur les taxis ruraux, réagit un professionnel".

Le président de la Fédération nationale du Taxi (FNDT), Didier Hogrel, est lui forcément beaucoup moins positif: "On ne s'improvise pas taxi". La France compte actuellement 100 000 taxis et VTC.

Surtout, si le projet de loi prévoit de délimiter strictement les zones où ces chauffeurs amateurs pourront exercer, il envisage également d'autoriser ceux-ci à faire des trajets entre ces zones et des "pôles multimodaux " comme les grandes gares ou les aéroports.

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