Réunion Iran, France, Allemagne et Royaume-Uni mardi à Bruxelles — Nucléaire iranien

Virginie Calmels:

Virginie Calmels:"Macron a restauré l'image de la France à l'international En savoir plus

Le président iranien Hassan Rohani a dit à Emmanuel Macron mercredi qu'il "fera tout pour rester dans l'accord" sur le nucléaire, mais réclamé aux Européens des garanties très rapides prouvant que leurs entreprises continueront à travailler avec l'Iran, ont indiqué mercredi les présidences françaises et iraniennes.

Des députés iraniens ont brûlé mercredi matin un drapeau américain en papier et une copie de l'accord sur le nucléaire à la tribune du Parlement, en criant "mort à l'Amérique".

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini recevra mardi les ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, qui seront ensuite rejoints par leur homologue iranien, ont annoncé ce vendredi ses services.

De son côté, le président iranien a demandé des "garanties" et mis la pression sur les signataires de l'accord.

Mais il a aussi menacé de reprendre l'enrichissement d'uranium "sans limite" si ces négociations ne devaient pas donner les résultats escomptés dans les "semaines à venir".

Le Caire a appelé " toutes les puissances régionales, y compris l'Iran, à cesser d'adopter des politiques ou des actions qui nuisent à la sécurité du monde arabe", ajoutant qu'il " espère que les développements actuels n'entraîneront aucun conflit armé dans la région ".

La réponse à cette question est forcément plurielle.

Le texte du Plan d'action conjoint (JCPOA) vise à faciliter les échanges commerciaux avec l'Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d'un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Le retrait des États-Unis de l'accord s'est produit dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l'Iran au sujet des efforts déployés par l'Iran pour établir une présence militaire en Syrie.

En acceptant depuis des années de se soumettre à la loi d'extraterritorialité américaine, l'Union européenne s'est privée de toute marge de manœuvre économique et diplomatique à l'égard de Washington. L'accord est probablement impossible à sauver (.). "Comment accepter un tel déséquilibre dans les échanges mondiaux?", interroge François Hollande, selon qui "il faut élever le niveau de notre opposition à cette asymétrie et notre refus des conséquences du rétablissement des sanctions en affirmant un principe de réciprocité par rapport aux intérêts américains en Europe". L'Iran se montre pour sa part très hostile à toute discussion en ce sens. Elles vont commencer par dire que ça ne va pas, qu'on viole l'accord nucléaire, mais ce sont des réalistes", esquisse un diplomate européen, qui s'attend à un " dialogue constructif " au moins avec Pékin". "Avec la Russie, il y aura un peu plus de travail à faire sans doute parce qu'elle est dans une posture plus rude vis-à-vis de l'Occident", anticipe-t-il. "C'est un point de vue partagé par la chancelière allemande et le président français". Reportage à Téhéran de notre correspondante, Mariam Pirzadeh.

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