Attaque au couteau à Paris : un ami de l'assaillant arrêté à Strasbourg

Sur les lieux de l'attaque au couteau survenue en plein coeur de Paris le 12 mai 2018

Sur les lieux de l'attaque au couteau survenue en plein coeur

Ce jeune homme originaire du Mans vivait à Paris, dans un petit appartement situé dans le quartier des Gobelins, bien loin des alentours de l'Opéra où a lieu l'attaque terroriste qui lui a coûté la vie. Cette rébellion a prêté allégeance à l'EI en 2015 et a été une source importante de combattants dans les rangs des groupes jihadistes en Syrie et en Irak.

Deux jours après l'attentat au couteau qui a fait un mort et quatre blessés dans le quartier de l'Opéra, à Paris, on en sait plus sur l'assaillant.

La garde à vue d'Abdoul Hakim A., 20 ans et ami de l'assaillant, a également été prolongée lundi par le parquet. Son domicile a également été perquisitionné.

Le groupe terroriste Daech* a revendiqué l'attaque, ont signalé les médias locaux, en se référant à l'organe de propagande de l'organisation terroriste. Lors de son arrestation son visage était dissimulé par une cagoule, il portait un t-shirt noir sur lequel on pouvait lire "Defend Grozny" avec le dessin d'une kalachnikov. Un deuxième homme a également été interpellé.

Enfin, après avoir présenté ses condoléances à la famille du jeune garçon né en 1997, Kadyrov a subtilement appelé la famille à rejoindre la Tchétchénie, assurant que si celle-ci avait vécu sur place, le destin d'Azimov aurait été tout autre: "Il est important de noter que l'entière responsabilité de l'orientation criminelle de Khamzat Azimov revient aux autorités françaises; il est né en Tchétchénie, mais il a grandi dans la société française, où ont été forgées sa personnalité et ses opinions".

Il est devenu Français "en 2010 suite à la naturalisation de sa mère", a déclaré Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Khamzat Azimov, abattu par des policiers juste après l'attaque, est né en novembre 1997 en Tchétchénie, république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000. Les blessés sont hors de danger.

Dans un tweet, le Président français Emmanuel Macron a déclaré: "La France paie à nouveau le prix du sang ".

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd ". L'agresseur " s'est approché calmement, ça contrastait avec la panique qu'il y avait autour de lui, les gens qui criaient et couraient. "Pourtant, l'homme qui a agressé cinq personnes samedi soir à Paris était donc " fiché S " et aussi inscrit au " FSPRT", le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste. "Une attaque lâche et barbare qui ne peut se réclamer d'aucune religion et que nous condamnons fermement", a abondé la grande mosquée de Paris. Dans sa revendication, l'EI affirme que l'assaillant de Paris a agi " en représailles envers les Etats de la coalition ".

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