Le coût faramineux de l'exposition aux particules fines — Pollution et grossesse

Le montant pour la société est ainsi estimé à 1.2 milliard d'euros. Ces résultats ont été publiés dans la revue Archives de Pédiatrie de mai 2018.

Des études récentes montrent que les femmes enceintes qui respirent un air pollué au dioxyde d'azote et aux particules fines ont plus de risque de donner naissance à un enfant souffrant d'un retard de croissance. En France en 2012, 2.3 % d'enfants sont nés hypotrophes (une naissance à terme avec un poids à la naissance inférieur à 2,5 kg), dont la moitié en raison de l'exposition de la mère pendant la grossesse aux particules atmosphériques. En effet, un quart d'entre eux présentera des retards moteurs ou intellectuels de développement. De par ces handicaps très lourds, le coût est estimé à 25 millions d'euros par personne sur l'ensemble d'une vie. "Les coûts restants (garde des enfants à domicile, absentéisme parental, éducation spécialisée ...) restent à la charge des familles".

Pour le Pr Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Inserm, il est urgent de lutter contre la pollution atmosphérique, mais il faut aussi rappeler aux femmes enceintes de limiter leurs activités en extérieur lors des pics de pollution.

"Il est nécessaire de mettre en place de vraies politiques d'amélioration de la qualité de l'air pour les générations futures" conclut Isabella Annesi-Maesano.

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