Palestine: Commémoration de la Nakba, journée de tous les risques

Les États-Unis ouvrent leur ambassade à Jérusalem, seize Palestiniens tués à Gaza

Les Etats-Unis ouvrent leur ambassade à Jérusalem, 16 Palestiniens tués à Gaza

Selon le dernier bilan fourni par le représentant des services médicaux gazaouis, Ashraf al-Kidra, 59 Palestiniens ont été tués, et plus de 2.700 autres blessés par des soldats israéliens.

Les manifestations ont coïncidé avec le 70ème anniversaire de la déclaration d'indépendance d'Israël, célébré la veille du jour de la Nakba (Jour de la Catastrophe) des Palestiniens, qui commémore l'exode de milliers de Palestiniens forcés à quitter leurs villages et leurs terres.

L'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, hier, a attisé davantage la colère des Palestiniens. Le beau-fils du président américain Donald Trump, Jared Kushner a rencontré et discuté avec toutes les personnes présentes.

Pendant ce temps dans les hôpitaux de Gaza, des dizaines de victimes étaient dans un état critique.

Le Hamas a aussi publié une photo montrant 10 personnes tuées à la frontière de la bande de Gaza lorsqu'elles ont tenté de franchir la barrière frontalière pour pénétrer le territoire israélien. À Gaza, depuis lundi soir, les habitants enterrent leurs morts.

Recep Tayyip Erdogan, le controversé président turc, a quant à lui dénoncé "le terrorisme d'État" semé par Israël.

Reçu à Bruxelles par les ministres européens des Affaires étrangères, en décembre, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou avait fanfaronné: " Je pense que tous les Etats européens, ou la plupart, déménageront leurs ambassades à Jérusalem, reconnaîtront Jérusalem comme la capitale d'Israël ". "Que la paix soit possible". Il peut garder sa main, comme disait Benzema.

L'effusion de sang a suscité la condamnation internationale. Leur tort? Une manifestation de plus contre l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem, transférée depuis Tel-Aviv.

"Les Palestiniens aussi ont droit à la paix et à la sécurité", a-t-il ajouté, rappelant le "droit fondamental" des Palestiniens à manifester pacifiquement et évoquant une action "non justifiée, non proportionnée de l'armée israélienne". En France, Emmanuel Macron réaffirme " la désapprobation de la France à l'encontre de la décision américaine d'ouvrir une ambassade à Jérusalem ". L'UE et Londres ont appelé à la retenue, tout comme Pékin en s'adressant "surtout" à Israël.

Il a fallu attendre le point de presse quotidien de la Maison Blanche pour que Washington réagisse. "Nous croyons que le Hamas est responsable de ces morts tragiques", a-t-il déclaré, sans gêne, aux journalistes".

Naftali Bennett, ministre israélien de l'Education, a déclaré à la radio israélienne que quiconque s'approchait de la barrière serait considéré comme un terroriste. Comme lors de précédentes manifestations dans l'enclave palestinienne, réprimées par l'Etat hébreu, la diplomatie américaine a invoqué "le droit d'Israël à se défendre", accusant également le mouvement islamiste d'inciter la population à des "violences qui les mettent terriblement en danger".

Des manifestations émaillées de heurts se sont également produites en Cisjordanie, distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

La ville sainte, troisième lieu le plus important pour les musulmans après La Mecque et Médine, est l'une des questions les plus controversées dans les négociations.

Donald Trump, qui a décidé de ce déménagement, n'avait pas fait le voyage.

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