Enceinte de six mois, elle décède après un appel au Samu

Samu: les proches d’une femme enceinte décédée veulent aussi porter plainte

Céline 38 ans est décédée d’une crise cardiaque. Elle était enceinte de son troisième enfantPlus

Elle attendait son troisième enfant, en était à son sixième mois de grossesse.

Le 28 février 2018, une femme de 38 ans prénommée Céline a fait un malaise cardiaque chez elle, à Saint-Étienne, alors qu'elle était enceinte de 6 mois. "L'opérateur [il s'agit en réalité d'un médecin, ndlr] lui a conseillé de voir avec SOS Médecins".

Son compagnon a donc appelé le Samu un peu avant 17 heures, il raconte que l'opérateur lui a répondu sur un ton sec.

Pourtant, le 28 février, son conjoint a donné l'alerte. "Ou de prendre rendez-vous chez son généraliste". Il aurait décrit la situation et expliqué qu'elle avait des antécédents de tachycardie et que les problèmes cardiaques étaient fréquents dans sa famille, rapporte Le Progrès. Sauf que le médecin n'est intervenu que 40 minutes plus tard, que Céline a entre-temps convulsé et fait un arrêt cardiaque. Le médecin pratique un massage cardiaque, et son conjoint appelle une nouvelle fois le Samu.

La jeune femme est finalement transférée au CHU de Saint-Étienne Nord plus de deux heures après l'appel passé aux urgences. Le bébé est mort né. Céline décède le 9 mars, au lendemain de l'accouchement qui a été provoqué.

Dès le 15 mars, et bien avant les polémiques actuelles liées à "l'affaire Naomi", sa famille tente de retracer le fil des événements. Elle ne comprend pas pourquoi elle est morte. Est-ce qu'il y a eu une négligence? Cela ne la fera pas revenir. Son entourage, dévasté par le chagrin, annonce son intention de porter plainte aujourd'hui jeudi pour "non assistance à personne en danger".

Selon lui, le premier appel ne faisait pas état d'un arrêt cardiaque tandis que le second justifiait le départ d'une ambulance du SAMU.

La famille de Céline a rencontré mardi les responsables du Samu et du CHU. Quand il lui est demandé si ce dernier a fait le bon choix, il déclare: "Il ne m'appartient pas de juger, il a pris une décision médicale, après une réflexion médicale, c'est un acte médical personnel, s'il y a une plainte portée, il y aura une évaluation de ça".

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