Le Kenya veut instaurer la peine de mort contre les braconniers

Le Kenya abrite notamment les deux derniers rhinocéros blancs du Nord les femelles Najin et Fatu

Le Kenya abrite notamment les deux derniers rhinocéros blancs du Nord les femelles Najin et Fatu. Image TONY KARUMBA AFP

Le Kenya envisage d'instaurer la peine de mort pour les braconniers alors que 69 éléphants ont été tués l'an dernier.

C'est ce qu'a suggéré le ministre Kényan du Tourisme et de la Faune, Najib Balala, a rapporté l'agence de presse chinoise Xinhua le 11 mai dernier. Au cours de la seule année 2017, 69 éléphants et neuf rhinocéros ont été tués au Kenya, alors que les deux espèces sont menacées.

Pour l'heure, les chasseurs s'exposent -au maximum- à une peine de prison à perpétuité ou à une amende de 200.000 dollars. Le pays abrite une grande variété d'animaux protégés dans les parcs nationaux et les réserves, comme les lions, les rhinocéros noirs, les autruches, les hippopotames, les buffles, les girafes et les zèbres. Ce c témoignait alors de l'extinction de cette sous-espèce, victime des conflits et du braconnage dans son habitat naturel.

Si, d'après le ministère, le braconnage de ces deux espèces a néanmoins diminué de 85% et 78% depuis la loi de 2013, le pays veut donc serrer la vis davantage.

Les pertes sont cependant toujours extrêmement élevées, au point de rendre pratiquement nul le taux de croissance de la population globale, selon l'organisation Save the Rhino.

Les gangs vendent le plus souvent les défenses des éléphants en Extrême-Orient, où elles sont transformées en babioles. La corne de rhinocéros est considérée par certains riches acheteurs comme un médicament.

Dernières nouvelles