Les lobbys se réveillent — Médicaments anti-Alzheimer

Pourquoi les médicaments anti Alzheimer font plus de mal que de bien

JAUBERT SIPA

Vendredi 25 mai, la Haute autorité de santé a publié un guide visant à "mettre en place un parcours de soins et d'accompagnement adapté" pour les patients souffrant d'Alzheimer et de maladies apparentées.

La rumeur planait depuis quelques jours, mais la ministre de la Santé l'a confirmée: les médicaments contre la maladie d'Alzheimer seront bientôt déremboursés. "En arrêtant ces traitements, on court le risque d'accentuer une démédicalisation, qui aura aussi un effet négatif sur la prise en charge globale", avait déclaré le Pr Mathieu Ceccaldi Président du Conseil Scientifique sciences médicales de France Alzheimer au Quotidien du Pharmacien. "Ils ont été jugés comme néfastes, nocifs et dangereux par la Haute autorité de Santé à deux reprises", a-t-elle expliqué mardi sur CNews.

Cette décision est donc "une mesure de santé publique". Des clés pour améliorer le diagnostic, accompagner les aidants et faciliter la prise en charge par les différents acteurs.

"Fin avril, le laboratoire Janssen-Cilag a annoncé qu'il arrêterait de commercialiser à partir du 30 novembre le Reminyl, l'un des quatre médicaments anti-Alzheimer". Les médicaments ne peuvent apporter que des résultats modestes et parfois si peu consistants que les effets indésirables fréquemment observés ruinent l'intérêt d'une trop rare stabilisation chez les patients. De son côté, Dominique Le Guludec, à la tête de la HAS, a appelé à " ne pas se focaliser " sur la seule question d'un éventuel déremboursement des médicaments. Il a ajouté qu'il " procède régulièrement à des réévaluations de portefeuille en veillant à ce que des alternatives thérapeutiques pour les patients soient toujours disponibles.

Le déremboursement de ces molécules devrait économiser 90 millions d'euros à l'Assurance maladie. Il ne s'agit toutefois que d'estimations, car le nombre réel de malades est difficile à quantifier.

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