Daimler sur le gril — Moteurs truqués

Dieter Zetsche le CEO de Daimler arrive au ministère des Transports à Berlin ce 28 mai 2018

Dieter Zetsche le CEO de Daimler arrive au ministère des Transports à Berlin ce 28 mai 2018

Le gouvernement allemand a demandé lundi des explications à Daimler, maison-mère de Mercedes, soupçonné d'avoir équipé certains de ses modèles diesel de logiciels capables de fausser les niveaux d'émissions, comme l'avait fait son compatriote Volkswagen.

La KBA, autorité de tutelle de l'automobile en Allemagne, a ordonné jeudi à Daimler de rappeler des fourgon Mercedes Vito 1,6 litre diesel Euro 6, affirmant qu'un logiciel manipulait le système de dépollution par SCR, conduisant à un dépassemnt des émissions d'oxydes d'azote (NOx).

Le ministre des Transports Andreas Scheuer a convoqué Dieter Zetsche, le président du directoire de Daimler, lundi au ministère pour discuter du rappel des Vito.

Par ailleurs, Daimler risquerait un rappel de plus de 600 000 véhicules diesel, dont des modèles Mercedes Classe C et Classe G, en raison de soupçons de manipulation des émissions polluantes, croyait savoir Der Spiegel vendredi dernier. Les résultats de cette enquête devraient être disponibles d'ici deux semaines.

Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les moteurs en question seraient produits par Renault, avec qui Daimler entretient depuis plusieurs années un partenariat.

Si le diagnostic se confirmait, Daimler serait éclaboussé par le même scandale qui avait frappé Volkswagen en 2015. Mais Daimler ne l'entend pas de cette oreille, le groupe conteste catégoriquement cette décision et menace de porter cette affaire devant les tribunaux si le KBA ne revient pas sur sa décision.

Si Daimler est déjà visé dans ce dossier par une enquête du parquet de Stuttgart, la KBA n'avait jusqu'à présent pas identifié de logiciels suspects.

C'est que qu'écrit le magazine allemand, Bild am Sonntag, qui ajoute que Daimler a soumis aux autorités une mise à jour du logiciel.

Daimler a précisé qu'aucun moteur Renault n'équipait de véhicules Mercedes-Benz vendus aux Etats-Unis, où la découverte de logiciels truqueurs est plus sévèrement sanctionnée qu'en Europe.

"Le contrôle moteur est toujours la responsabilité du constructeur, dans le véhicule duquel le moteur est monté".

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