Deux médecins se battent pendant une opération — En Normandie

Image iStock

Image iStock

Les faits remontent à février 2017. La scène s'est déroulée dans un bloc opératoire de la polyclinique de Lisieux dans le Calvados.

Il est 18h le 25 février 2017, quand un anesthésiste de la polyclinique de Lisieux, en Normandie, entre en furie dans le bloc opératoire. Deux médecins, un urologue et un anesthésiste, en sont venus aux mains au cours d'une intervention suite à un désaccord concernant la programmation d'une opération, relate Le Parisien. Il vient d'apprendre qu'une autre opération est programmée un peu plus tard. Il s'en prend violemment à l'urologue qui opère au bloc, à qui il reproche cette intervention, qui n'est pas un cas d'urgence selon lui.

Etant le seul anesthésiste encore présent sur place, l'homme ne compte pas rester pour endormir la patiente suivante et déplore l'attitude de son collègue, un urologue en train d'opérer depuis 5 heures déjà. Ensuite, la situation dégénère complètement.

Celui-ci s'empare alors d'une paire de ciseaux et charge son adversaire. Il sera finalement ceinturé par un infirmier qui l'éjectera du bloc. L'explication (musclée) reprendra un peu plus tard entre les deux hommes dans les vestiaires puis à l'extérieur, le chirurgien utilisant même une mallette pour frapper l'anesthésiste. Bilan: une fracture près de l'œil et un arrêt de travail d'un mois pour l'anesthésiste. "Cette histoire ne serait jamais arrivée jusqu'à la chambre disciplinaire si le chirurgien s'était excusé dès le départ", explique l'avocat de l'anesthésiste qui a porté plainte pour agression.

Lors de leur comparution devant la chambre disciplinaire du Conseil de l'ordre des médecins, les deux hommes se sont rejetés la faute et ont mis en cause les problèmes d'organisation à la clinique, notamment le manque de personnel. Ils risquent tous deux la radiation. Toutefois, le président de la chambre disciplinaire, dont la décision a été mise en délibéré, a déclaré qu'ils auraient dû "garder leur sang-froid, surtout au bloc".

Les deux médecins seront fixés sur une éventuelle sanction d'ici à un mois environ.

Dernières nouvelles