Le déremboursement des médicaments contre Alzheimer inquiète

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l'Elysée le 27 avril

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l'Elysée le 27 avril

Agnès Buzyn l'a confirmé le 1er juin sur Europe 1: quatre médicaments anti-Alzheimer cesseront d'être remboursés à partir du 1er août. Ce type de décision, prise par arrêté du ministère de la Santé, est assez rare et elle concerne au moins 800.000 personnes qui souffrent de cette maladie.

Avec cette décision, la ministre de la Santé estime que l'économie réalisée, de l'ordre de 90 millions d'euros, sera affectée à la prise en charge des malades.

La ministre de la Santé a qualifié ces médicaments de "plus nocifs que bénéfiques" en se référant aux conclusions de la HAS (Haute Autorité de Santé), dont elle a été présidente avant d'être nommée ministre. Il applique les recommandations de la Haute Autorité de santé quand elle était présidée par. Elle pointait aussi " l'existence d'effets indésirables potentiellement graves ". Pour Joël Jaouen, président de l'association France Alzheimer, cette décision comporte des risques non négligeables pour les patients et leurs proches.

"Au-delà de la question de l'efficacité, la prescription des médicaments participait grandement à maintenir un lien thérapeutique entre le médecin et le patient", a-t-elle fait valoir. "Il n'y aura aucune économie faite sur le dos des malades", a-t-elle certifié.

La décision de déremboursement a été contestée par six sociétés savantes et organisations professionnelles médicales: la Fédération des centres mémoire, la Fédération française de neurologie, la Société française de neurologie, la Société française de gériatrie et de gérontologie, la Société francophone de psychogériatrie et de psychiatrie de la personne âgée et la Société de neuropsychologie de langue Française. Il ne s'agit toutefois que d'estimations, car le nombre réel de malades est difficile à quantifier.

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