Le rappel de Reblochon de nouveau élargi "par précaution"

Le rappel de Reblochon de nouveau élargi

Les autorités sanitaires retirent de la vente l'ensemble des reblochons produits par la fromagerie Chabert

Parmi eux, six ont été infectés par une même souche de la bactérie, et on sait avec certitude qu'ils ont consommé du reblochon incriminé.

L'agence sanitaire Santé Publique France annonce ce vendredi que l'un des enfants souffrant du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique (SHU) à Escherichia coli est mort.

Comme les produits concernés par le premier rappel mi-mai, les nouveaux lots ont été fabriqués sur le site de Cruseilles (Haute-Savoie), mais ils ont été découpés et emballés sur un autre site, est-il précisé dans ce communiqué. Ces six enfants, qui vivent dans plusieurs régions françaises, ont tous été atteints par un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Pour les huit autres enfants, dont celui qui est décédé, le lien n'est pas établi entre le SHU et la consommation du fromage. C'est une maladie grave, principale cause d'insuffisance rénale aigue chez l'enfant âgé de 1 mois à 3 ans. "A ce jour, on ne peut ni écarter ni affirmer que ces cas de SHU soient liés à la consommation de reblochon: souche non isolée et caractérisée, ou consommation de reblochon incriminé pas encore documentée", a souligné l'agence sanitaire.

"Interrogé par l'AFP, l'entreprise n'a pas précisé les volumes concernés, assurant juste qu"'il s'agissait de petites quantités". "Santé Publique France continue également la surveillance pour détecter d'éventuels nouveaux cas en lien avec cette consommation", assure la fromagerie.

Ce nouveau rappel concerne 20 lots de demi-reblochons de 240 grammes vendus sous les marques "Saveur de nos régions", "Nos régions ont du talent" et Chabert dans des supermarchés Lidl, Leclerc, Auchan et un point de vente Intermarché, précisent les ministères de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué commun diffusé vendredi soir.

Elle a également déclaré avoir "renforcé les analyses à la production du lait dans un laboratoire indépendant pour déterminer la source de présence éventuelle d'E".

"L'entreprise Chabert partage l'inquiétude des familles concernées, collabore à l'enquête au côté des services de l'Etat et prend les mesures nécessaires pour remédier à cette situation", a encore affirmé Céline Chabert. Pour autant, "par mesure de précaution, aujourd'hui et jusqu'à nouvel ordre, le lait des producteurs du site de Cruseilles est écarté".

Un numéro vert est ainsi ouvert aux consommateurs sept jours sur sept de 9H00 à 20H00, le 0800.94.52.35.

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