Facebook aurait partagé des données d'utilisateurs avec les fabricants de smartphones

Microsoft, Apple, Amazon etc. ont récupéré des données Facebook sans le consentement des utilisateurs

Facebook partage les données de ses utilisateurs avec des fabricants de smartphones

Pour autant, les responsables de Facebook interrogé par le NYT ne précisent pas si les fabricants d'appareils sont concernés par ces restrictions. La liste de ces entreprises comprend Amazon, BlackBerry et plusieurs autres fabricants de téléphones intelligents et de tablettes.

Mais ces partenariats, dont l'étendue n'était pas encore connue, ont soulevé des doutes à propos de la protection de la vie privée de la part de Facebook et de sa conformité avec un décret de 2011 de la commission fédérale du commerce (Federal Trade Commission).

Dans un communiqué, Facebook rappelle qu'avant la création d'une application standardisée, une soixantaine de fabricants de téléphones comme Amazon, Apple, Blackberry, HTC, Microsoft et Samsung ont collaboré avec le réseau social pour adapter une interface de la plateforme sur leurs appareils. Après s'être connecté à Facebook depuis son portable, il a vu ses données personnelles, et celles de 556 de ses amis, être traitées par l'application BlackBerry Hub. Facebook reconnait par ailleurs que certains constructeurs ont pu stocker des données des utilisateurs et de leurs connaissances sur les serveurs de ces partenaires. Cette société britannique est accusée d'avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs à des fins politiques, notamment pour faire gagner le Brexit en Grande-Bretagne et Donald Trump à la présidentielle américaine.

Cela fait suite au scandale Cambridge Analytica. Si Facebook reconnaît avoir noué des accords de ce genre au cours des dix dernières années, le réseau social se défend en affirmant qu'ils permettaient d'offrir la meilleure expérience possible à ses utilisateurs sur mobile. Avant le lancement de ces API, en 2007, le concept d'App Store n'existait pas encore et malgré tout les utilisateurs des premiers smartphones étaient demandeurs d'applications Facebook. Ces accords visaient à permettre aux fabricants d'offrir à leurs clients des fonctionnalités de Facebook telles que la messagerie ou les contacts.

" Des entreprises comme Facebook, Google, Twitter et YouTube devaient travailler directement avec les éditeurs de systèmes d'exploitation et les constructeurs pour mettre leurs services entre les mains de leurs utilisateurs", se dédouane Facebook. Soit le mois suivant la polémique Cambridge Analytica, où Facebook est déjà accusé de laxisme.

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