Juin Bientôt un reste à charge zéro pour les prothèses dentaires

Reste à charge zéro pour les prothèses dentaires: on va

Des prothèses dentaires remboursées à 100 %

Mais la seule signature de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et de l'Union dentaire suffit à valider la nouvelle convention, qui s'appliquera à tous les dentistes. À cette occasion, la FSDL, premier syndicat de la profession, a quitté la table en rappelant son opposition au "reste à charge zéro", accusé d'encourager "un modèle d'efficience low-cost". " C'est aux implants et prothèses, c'est-à-dire aux soins les plus coûteux, que les Français renoncent le plus: sur l'ensemble des personnes ayant déclaré avoir renoncé à au moins un soin dentaire en 2012, 68 % avaient renoncé à la pose d'une couronne, d'un bridge ou d'un implant dentaire", indiquait la Cour. D'autres, un peu plus sophistiqués, se feront à des tarifs modérés.

Les premières mesures entreront en vigueur au 1er avril 2019, puis seront ensuite remboursées à 100%, à partir du 1er janvier 2020, certaines prothèses. Selon des chiffres donnés par BFM, près de la moitié des prothèses dentaires (46 %) entreront dans le panier pour lequel le reste à charge sera nul.

Les dentistes dénoncent leurs tarifs insuffisants. Ce tarif est comparable à ce qui est pratiqué dans certaines régions, mais très inférieur à ce qui prévaut dans certains cabinets franciliens ou du sud-est de la France.

Le document prévoit de plafonner les prix de la majorité des prothèses dentaires, en contrepartie d'une revalorisation des "soins conservateurs" (traitement des caries, détartrage par exemple) et de la création de nouveaux actes.

Il permettra tout d'abord de lutter contre le renoncement aux soins prothétiques, qui touche 17% de la population, en ouvrant la possibilité pour chaque assuré d'accéder à une offre de soins dentaires prothétiques intégralement remboursés par l'assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaires, sans aucun reste à charge. L'orthodontie n'est pas concernée par cet accord.

Lorsque l'assurance maladie sera arrivée au bout de la réforme, qui concernera aussi certaines lunettes et prothèses auditives, "il n'y aura pas d'augmentation des tarifs des complémentaires particulièrement forte liée à cette réforme", a-t-il assuré sur France Inter, estimant que les éventuelles hausses resteraient dans le "rythme annuel normal observé depuis pas mal d'années".

Au-delà de cet échange d'amabilités syndicales, l'enjeu est de taille. "Un des grands mérites de cette convention est de revaloriser les soins conservateurs". C'était l'une des promesses d'Emmanuel Macron pendant sa campagne électorale. Pour les Français, dont le taux de recours aux soins dentaires ne dépasse pas 40 % (contre 70 à 80 % chez nos voisins européens), l'accord signé vendredi est en tout cas de bon augure.

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