Les comptes de la Sécu "quasiment à l'équilibre" en 2018

Le déficit de l'assurance maladie a été divisé par dix à moins de 500 millions d'euros

Le déficit de l'assurance maladie a été divisé par dix à moins de 500 millions d'euros

Les prévisions anticipaient un déficit pour 2018 de l'ordre de 2,2 milliards d'euros, mais la conjoncture favorable est donc venue contrecarrer les estimations.

Une amélioration due à l'amélioration du marché de l'emploi et une croissance plus importante et qui va se traduire par un surplus de recettes, qui sont " désormais attendues, 2,8 milliards d'euros au-dessus de la prévision initiale", un montant nettement supérieur à l'augmentation des dépenses. Conséquence mathématique, la Sécu devrait récupérer 2,8 milliards d'euros supplémentaires en cotisations, impôts, taxes et autres prélèvements.

Le gouvernement a nié mercredi l'existence d'une "cagnotte" liée à la forte réduction du déficit de la Sécurité sociale, qui devrait dégager des excédents à partir de 2019, excluant de "redistribuer" l'argent économisé sur le champ de la "Sécu". Toutefois il ne sera pas rebouché pour autant cette année.

Par branche, l'assurance maladie accuserait un déficit ramené à 500 millions d'euros, un plus-bas depuis 1999, contre 4,9 milliards en 2017.

Pas d'euphorie cependant côté assurance-maladie: alors que le Parlement avait fixé un objectif de dépenses en hausse de 2,3% maximum, cet engagement pourrait être difficile à respecter en 2018 d'après les prévisions.

La Commission des comptes de la Sécurité Sociale affirme par ailleurs que le régime général - dont les trois branches bénéficiaires que sont la vieillesse, la famille et les accidents du travail - se verrait attribuer un solde positif, du jamais vu depuis 2001.

Le débat sur la "cagnotte", qui avait marqué la fin du quinquennat Jospin à Matignon en 2002, a fait son retour sur le devant de la scène ces derniers mois à la faveur de la réduction du déficit, passé de 3,4% du PIB en 2016 à 2,6% l'an dernier.

"La Sécurité sociale va mieux (.) mais pas pour les bonnes raisons", a déclaré sur RTL la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, interrogée sur les intentions du gouvernement à l'aune de ces résultats.

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