La chimiothérapie ne sera plus nécessaire

Contre certains cancers vers la la fin de la chimiothérapie 

Pour le type le plus commun de cancer du poumon c'est l'immunothérapie qui offre un espoir

Mais une étude internationale conduite auprès de 10 000 femmes a conclu que le niveau justifiant le recours à la chimiothérapie pouvait être relevé sans risque. Ainsi, les femmes dont le score était compris entre 11 et 25 se trouvaient dans une sorte de " flou " thérapeutique.

De récentes études laissent à penser que près de 70 % de femmes atteintes d'un cancer du sein seraient en mesure d'éviter la chimiothérapie.

La chimiothérapie sauve annuellement des milliers de vies, mais ce traitement n'est pas de tout repos pour les patients qui doivent le subir.

Cette étude constitue une grande avancée pour la médecine de précision, aussi appelée médecine personnalisée, qui préconise l'utilisation de tests génétiques pour trouver des traitements plus adaptés aux spécificités biologiques de chaque patient plutôt que d'utiliser des traitements génériques qui ne conviendront pas à tous. Jusqu'à présent, la chimiothérapie était conseillée au-dessus de 25 (environ 17 % des femmes).

Une étude américaine, réalisée par le Dr Gilberto Lopes et ses collègues du centre hospitalier universitaire de Miami, montre pour sa part que l'analyse génétique d'une tumeur pulmonaire peut permettre d'éviter la chimiothérapie. En effet, si certaines mutations sont détectées, l'immunothérapie offre de bons espoirs de traitement.

Ces résultats "auront un impact énorme sur les médecins et les patients", a jugé l'une coauteure de l'étude, Kathy Albain, cancérologue à l'hôpital Loyola Medicine de Chicago.

Or, la présente étude montre clairement que pour ces femmes, qui représentent 6500 des participantes à l'étude, le traitement de chimiothérapie ne change en rien leurs chances de survie après neuf ans de suivi. "Toute femme de moins de 75 ans avec un cancer du sein de stade initial doit faire le test et parler des résultats" avec son médecin, a commenté l'auteur principal, le docteur Joseph Sparano, du centre médical Montefiore Medical à New York.

De plus, dans la majorité des cas où le médicament ne peut être prescrit préalablement, le patient atteint d'un cancer du poumon pourrait être soumis à un nouveau type de traitement, l'immunothérapie.

A la conférence, une étude a fait du bruit sur le Keytruda, ou pembrolizumab, sur lequel le géant pharmaceutique américain Merck a tout misé. Un traitement donné par voie intraveineuse toutes les trois semaines est très efficace contre les cancers du poumon et les mélanomes. Toutefois les chercheurs ont noté avec insistance que de nombreux essais restaient à accomplir et aucun d'eux ne s'est avancé à dire que la chimiothérapie allait disparaître pour tous les cancers. Résultat les patients soignés par immunothérapie ont vécu quatre à huit mois de plus que ceux qui n'ont reçu que la chimiothérapie.

C'est l'un des cancers les plus difficiles à soigner, "avec un très mauvais pronostic" après l'intervention chirurgicale, admet Eric Assenat, responsable de l'oncologie digestive au CHU de Montpellier. Cependant, "nous sommes en train de quitter l'ère où la seule solution (...) était la chimiothérapie", s'est réjoui John Heymach, cancérologue au centre MD Anderson au Texas.

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