Un rapport préconise un retour à la proximité — Hôpitaux

L'hôpital Necker à Paris le 22 mai

L'hôpital Necker à Paris le 22 mai

À l'heure des GHT (groupements hospitaliers de territoire), le rapport ambitionne de rapprocher l'hôpital des patients. Et rappelons que ces hôpitaux communautaires ne sont pas différents des hôpitaux de proximité actuels. Le tout en consolidant "les moyens les plus spécialisés et lourds" des CHU pour en maintenir "l'excellence". Et fini la queue aux urgences. Ces nouveaux établissements compenseraient la fermeture préconisée de la soixantaine de "plateaux techniques à faible activité" dont la situation est "très difficile" pour des raisons de "fonctionnement médical" et de "qualité de soins".

Ces établissements communautaires pourraient aussi gérer les petites urgences ou le suivi des grossesses. Point essentiel, le déploiement de 550 à 660 hôpitaux de proximité pour améliorer le maillage français.

De statut public ou privé, ils seraient "recentrés sur des activités de médecine polyvalente, en particulier en gériatrie" et devraient "garantir" l'accès à un médecin traitant et à des soins sans rendez-vous. Ces structures seraient par ailleurs associées en priorité avec les professionnels de santé libéraux du même bassin de vie, plutôt qu'avec les établissements voisins, pour mettre "fin au cloisonnement" entre les soins de ville et l'hôpital.

Saisi par le gouvernement dans le cadre de la réforme "globale" du système de santé, le Haut conseil pour l'avenir de l'Assurance maladie (HCAAM) a présenté ce 6 juin "un scénario de rupture" pour l'organisation territoriale des hôpitaux. Des propositions pour renforcer la médecine ambulatoire sont aussi avancées avec un focus sur l'importance du travail en équipe. C'est ambitieux. Mais pour accomplir une telle refonte, le HCAAM estime le temps nécessaire à... une quinzaine d'années.

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