Le Maroc a capté 2,7 milliards de dollars d'IDE en 2017

Maroc: 2,7 milliards d'investissements étrangers en 2017 en hausse de 23

IDE: le Maroc a capté 2,7 milliards USD en 2017, l'Algérie 1,2 milliard

La CNUCED a estimé qu'un rétablissement des prix des produits de base et des progrès de la coopération interrégionale grâce à la signature de l'accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) pourraient encourager des flux d'IDE plus importants en 2018, à condition que l'environnement politique mondial reste favorable. Les flux vers l'Afrique devraient augmenter d'environ 20% en 2018 pour atteindre 50 milliards de dollars.

Les flux d'IDE vers l'Afrique du Nord ont diminué de 4% pour atteindre 13 milliards de dollars. En Angola aussi, les flux d'IDE sont redevenus négatifs en passant de 4,1 milliards en 2016 à -2,3 milliards l'an dernier, les filiales étrangères du pays ayant transféré des fonds à l'étranger par le biais de prêts intragroupes. Les IDE en Tunisie ont chuté pour leur part de 1%. Dans ces conditions, le Maroc occupe la 5ème place en termes d'entrées d'IDE en Afrique derrière l'Egypte (7,4 Mrds USD), l'Éthiopie (3,6 Mrds USD), le Nigéria (3,5 Mrds USD) et le Ghana (3,3 Mrds USD).

Selon le rapport, les flux captés par le continent ont chuté à 42 milliards de dollars en 2017, soit une baisse de 21% par rapport à 2016.

Le flux a été évalué en valeur à 3,8 milliards de dollars. Si les investissements en Egypte étaient en baisse, le pays est resté le principal bénéficiaire des IDE en Afrique. Les IED au Kenya s'élevaient à 672 millions de dollars, en hausse de 71%, du fait de la forte demande intérieure et d'investissements dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication.

Les flux d'investissement direct étranger (IDE) à destination de l'Algérie se sont établis à 1,2 milliard de dollars en 2017 mais restent diversifiés, soutenus par les investissements des groupes asiatiques, a indiqué mercredi la Cnuced. Cependant, le rapport montre aussi que les investisseurs d'économies en développement, notamment de Chine et d'Afrique du Sud, suivis par ceux de Singapour, d'Inde et de Hong Kong (Chine), figurent parmi les 10 premiers investisseurs en Afrique.

Les sorties d'IDE en provenance de l'Afrique ont augmenté de 8% pour atteindre 12,1 milliards de dollars, reflétant une augmentation significative des IDE sortants des entreprises sud-africaines (+ 64% à 7,4 milliards de dollars) et marocaines (+66% à 960 millions de dollars). Cependant, la dépendance du continent des produits de base fera que les IDE resteront cycliques. Au sujet du classement des pays, il y a lieu de relever que les investissements directs étrangers en Algérie se font avec l'apport de l'Etat et ce, conformément à la règle des 51/49%.

Comparativement à l'année 2016, où les flux des IDE représentaient 1,63 milliard de dollars, précise la CNICED, le montant des IDE enregistrés en 2017 consacre une baisse de 26%.

Les réductions importantes de flux d'IDE au Royaume-Uni, faisant suite à la valeur exceptionnellement élevée des fusions-acquisitions en 2016, et aux Etats-Unis, où les autorités ont resserré la vis aux "inversions fiscales", en ont été les principales raisons. C'est le second plus grand bénéficiaire du mouvement d'IDE en Afrique.

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