"Les choses avancent dans ce G7" — Emmanuel Macron

Le Capitole en flamme durant la guerre de 1812

Trump isolé face au reste du monde au sommet annuel du G7

L'idée d'un texte signé à sept mains pour certaines parties consensuelles a été évoquée, séparés d'autres paragraphes sans les Etats-Unis sur les points les plus sensibles: le commerce, mais aussi les accords sur l'Iran et le climat, dont Donald Trump a claqué la porte. Dans une série de tweets, le président américain a réagi aux déclarations d'Emmanuel Macron et du premier ministre canadien Justin Trudeau qui, hier, ont attaqué frontalement sa politique commerciale, qualifiant ses arguments de "risibles".

Et il sera le premier à quitter la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, samedi matin pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un.

Avant de s'envoler pour le G7 au Canada, Donald Trump a déclaré que ses homologues devaient envisager la réintégration de la Russie dans le sommet. Et il s'est directement adressé à Donald Trump, en lui lançant: "l'isolationnisme est mauvais pour le peuple américain".

Le nouveau premier ministre de la République italienne, Giuseppe Conte, s'est promptement rallié à la suggestion du dirigeant des États-Unis.

Evoquant les taxes douanières du Canada sur les produits laitiers américains, et les exportations de voitures européennes vers les Etats-Unis, il a ajouté: "Les gens voient que la direction prise par le président est la bonne, et qu'elle fonctionne".

À ce sujet, le président français, Emmanuel Macron, s'est montré cinglant.

Sur Twitter, le président américain a rendu coup pour coup à Paris et Ottawa, s'est plaint d'être "très mal" traité sur le plan commercial, et a promis, si besoin, de surenchérir dans la bataille de tarifs douaniers qu'il a lui-même déclenchée.

Les Français avaient mentionné plus tôt dans la journée une idée d'Angela Merkel de proposer à Donald Trump un cadre d'examen des différends commerciaux entre l'Union européenne et les Etats-Unis afin que ces derniers réexaminent leur décision d'imposer des droits de douane sur l'acier et l'aluminium exportés par les Européens et d'éviter que d'autres secteurs comme l'automobile soient frappés.

Attendu de pied ferme à La Malbaie par les six autres dirigeants, il a annoncé qu'il n'entendait aucunement fléchir. Mais les dirigeants européens présents au sommet, dont Giuseppe Conte, réunis séparément dans une démonstration d'unité, se sont rapidement entendus sur une position commune: "les Européens sont unanimement opposés au retour de la Russie... mais ouverts à un " dialogue " avec Vladimir Poutine, selon l'Élysée". "Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations", a-t-il dit vendredi matin à Washington. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont simplement convenu d'établir un dialogue sur cette question. Ce vendredi, après les habituels déjeuners de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l'intimité d'un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l'intervention des forces de l'ordre.

Le sommet se termine samedi après-midi.

Or cette année, pour la première fois, le sommet pourrait se conclure sans un communiqué commun.

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