Canada: Trump se désolidarise du communiqué final du G7 - Monde

L'avion du président des États-Unis le Air Force One

L'avion du président des États-Unis le Air Force One

Un haut responsable de la Maison Blanche a finalement expliqué que la suggestion du président américain "n'était pas prévue".

Le sommet du G7 s'achève samedi au Canada sur une note un peu plus apaisée, mais les divergences restent profondes entre Donald Trump, en route pour son sommet historique avec Kim Jong Un, et ses partenaires.

Récemment, le président américain a pris la décision d'imposer des taxes à ses pays alliés sur l'entrée d'acier et d'aluminium aux Etats-Unis, mesures qu'Emmanuel Macron a qualifié lors d'une conférence de presse de "contre-productives, avant d'ajouter qu'on ne peut pas faire de guerre commerciale contre des alliés". "Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet G7", a répondu le cabinet de Justin Trudeau dans un communiqué.

Donald Trump devrait, ainsi qu'il l'a annoncé, quitter prématurément ce samedi le sommet des pays du G7 au Canada avant la séance de travail consacré au changement climatique et à l'état de santé des océans. L'Allemagne est particulièrement inquiète: les automobiles représentent en valeur le quart de ce que le pays exporte vers les Etats-Unis. Toute la question est de savoir si, à l'issue de deux jours de discussion, un communiqué final, endossé par l'ensemble des dirigeants, sera publié ce samedi. "S'ils répliquent, ce sera une erreur", a-t-il dit, alors même que l'Union européenne ou le Canada ont confirmé des tarifs douaniers de représailles, dès juillet. Sur ce cliché devenu viral, la chancelière allemande, entourée de ses alliés, tous debout, se penche vers Donald Trump, assis les bras croisés, et auquel elle semble faire la leçon. Les droits de douanes actuels sont effectivement différents entre l'UE et les États-Unis. "Aux États-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d'une taxe de 2,5 %". Donald Trump s'est souvent plaint, en privé, de voir trop de Mercedes à New York. mais pas assez de voitures américaines dans les rues européennes. Il a participé avec le sourire à la traditionnelle photo de famille, et on l'a vu bavarder avec ses homologues, dont Angela Merkel, et, dans un salon avant le début du sommet, Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a salué une "avancée" qui "néanmoins ne règle pas tout", tandis qu'Angela Merkel a immédiatement tenu à signaler que cette position commune sur le commerce "ne résout pas les problèmes dans le détail".

Mais pendant ce sommet, Donald Trump a affirmé que, selon lui, le G7 pourrait bien s'engager à "contrôler les ambitions nucléaires de l'Iran". Parmi les autres sujets de discorde, le G7 a rejeté la proposition de Donald Trump de réintégrer dans le club la Russie, exclue en 2014 en raison de l'annexion de la Crimée, appelant Moscou à cesser de " saper les systèmes démocratiques ". Jusqu'à provoquer le fiasco final de la rencontre.

Vendredi, le président américain avait déjà été le dernier à rejoindre l'hôtel cossu de La Malbaie, surplombant le majestueux fleuve Saint-Laurent, dans la région du Charlevoix (Québec, est du Canada). Il a aussi séché une réunion sur le climat. Mais que vaut cette stratégie face à un Donald Trump qui ne se soucie guère d'un quelconque consensus sur les thèmes-clés de la rencontre?

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