La poignée de mains Macron-Trump laisse des traces

Au G7 débuts prudents pour Giuseppe Conte adoubé par Trump

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Le président américain Donald Trump a " détruit " une grande partie de la confiance entre les Etats-Unis et l'Europe en retirant a posteriori, au moyen d'un tweet, son soutien à l'accord final du sommet du G7 au Canada, a affirmé dimanche le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. Mais, dans sa conférence de presse finale, il évoque des tarifs "insultants" à propos des droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium. Pire, le semblant d'entente entre les Etats-Unis et les autres puissances mondiales risque de connaître un nouvel épisode difficile. "Je pense que cela sera très positif", a dit Donald Trump au côté de son homologue français Emmanuel Macron, dont il a souligné le rôle prépondérant dans les discussions entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

Le Premier ministre canadien, avait confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l'acier et l'aluminium.

M. Trump et son entourage dirigent depuis quelques heures de vicieuses attaques contre Justin Trudeau sur Twitter et sur les grands réseaux de télévision américains.

Le président américain a écourté samedi sa participation au sommet organisé au Canada pour se rendre à Singapour où il doit rencontrer le chef d'Etat nord-coréen Kim Jong-un. "Nos tarifs douaniers sont en réponse à ses droits de douane de 270% sur les produits laitiers!" Déjà parti au moment de la publication de ce fameux communiqué, Donald Trump avait fait savoir à la presse voyageant avec lui à bord d'Air Force One qu'il y souscrivait. Avant d'ajouter: "Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements".

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Au G7, débuts prudents pour Giuseppe Conte, adoubé par Trump

Alors que les dirigeants du G7 ont présenté à Donald Trump une série de données sur les importations et exportations dans le but de le faire changer d'idée, a dit un représentant qui a suivi les négociations, Trump a répliqué avec ses propres chiffres et soutenu que les Etats-Unis étaient désavantagés dans les échanges commerciaux internationaux.

Les tenions ne s'apaisent pas après le sommet du G7 qui vient de s'achever au Canada. "Le premier ministre n'a rien dit qu'il n'avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu'en conversations privées avec le président", a écrit samedi soir dans un courriel Cameron Ahmad, directeur adjoint des communications du premier ministre. "Soyons sérieux et dignes de nos peuples", a indiqué l'Elysée. "Nous nous y tenons, et quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance", a noté la présidence selon une déclaration relayée par l'Agence France-Presse.

Alors que les pays du G7 avaient signé un compromis sur le commerce, le président américain a décidé de se retirer en raison de propos du Premier ministre canadien qu'il qualifie de "très malhonnête". De quoi inquiéter l'Europe et notamment l'Allemagne, car les Etats-Unis sont le premier marché étranger pour les marques européennes de voitures.

C'est encore une fois sur Twitter que le président américain a sévi. La mention de nécessaires "règles" collectives était une exigence des Européens, qui n'ont eu de cesse de dénoncer les menaces de guerre commerciale de Donald Trump. Dans l'immédiat, la Russie est de toute façon occupée à accorder ses violons avec la Chine et l'Iran, à l'occasion de la réunion annuelle de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

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