La pression monte sur Macron à propos de ses comptes de campagne

Comptes de campagne de Macron: l'association Fricc va porter plainte

Crédit PASCAL PAVANI AFP

Après Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ce sont les comptes de campagne d'Emmanuel Macron qui sont passés au crible de la Commission nationale. Une démarche qui a reçu l'appui du.

De son côté, le député du Rassemblement national (RN, ex-FN) Louis Aliot a dénoncé "une affaire Macron puisque les autres candidats n'ont pas bénéficié des mêmes avantages sur les mêmes salles". La formation d'extrême-droite a indiqué qu'elle " appuiera " cette demande du leader des Insoumis.

Vendredi, Jean-Luc Mélenchon a demandé "la révision de tous les comptes, dont le (sien), par une équipe rénovée et professionnelle, débarrassée des incapables, des partisans et des aigris qui ont pourri le travail de cette prétendue commission indépendante", dans un billet de blog.

30 % dans un contrat avec NationBuilder, contrairement à François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon.

François Logerot a expliqué que la jurisprudence admettait "des remises dites commerciales jusqu'à 20%, sans difficulté" mais que les membres de la Commission, aux termes d'un guide interne du rapporteur, avaient pour consigne d'être particulièrement vigilants "sur ces problèmes de remise". "Si vous le demandez vous aussi, nous l'obtiendrons", a-t-il écrit.

La Commission nationale des comptes de campagne n'a pas "failli" dans l'examen des comptes d'Emmanuel Macron, mais ne disposait pas de documents susceptibles d'attirer son attention sur des remises indues. Le candidat de la France insoumise avait qualifié ces propos d'" accusations calomnieuses " et avait affirmé que François Logerot ne l'avait pas prévenu au préalable. "S'il avait été un tant soit peu vigilant, Logerot n'aurait pas laissé passer les incroyables arrangements de l'équipe Macron", ajoute-t-il.

Selon franceinfo, l'équipe d'Emmanuel Macron a bénéficié d'importantes ristournes pendant la campagne présidentielle, en 2016 et 2017, notamment pour la location de salles: le théâtre Antoine et la Bellevilloise à Paris ou une péniche à Lyon.

Interrogé sur des "remises" dont le candidat Macron aurait bénéficié de la part de prestataires de services, il a souligné l'absence de "prix du marché" dans le secteur de l'événementiel. Jean-Luc Mélenchon déplore un acharnement contre lui alors que les comptes de campagne " suspects ", selon lui, du président de la République, Emmanuel Macron, ont été validés par la Commission.

Au contraire, pour François Bayrou (MoDem), allié d'Emmanuel Macron, il s'agit d'une "polémique totalement infondée". Ce fut le cas avec le théâtre Antoine, qui aurait fait payer à l'ancien candidat seulement 3.000 euros au lieu de 13.000, pour la location d'une salle.

"Un compte de campagne de l'élection présidentielle, ce sont des milliers de fiches de dépenses ou de recettes, ça peut aller jusqu'à 70.000", a-t-il plaidé, faisant valoir le délai limité - six mois - accordé aux rapporteurs.

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