Nouvelle grève pour les salaires du 23 au 26 juin — Air France

A 318 Air France

La recette unitaire au siège kilomètres offert de la compagnie aérienne s'est inscrite en légère baisse le mois dernier

Vendredi soir, l'intersyndicale de la compagnie aérienne a fait savoir qu'un appel à la grève était lancé pour la période allant du 23 au 26 juin inclus.

Ce préavis pourra être "levé ou renforcé en fonction des annonces à venir de la direction", précise l'intersyndicale, qui avait menacé en début de semaine d'un "été houleux". "Les salarié (e) s et l'intersyndicale ont su faire preuve de responsabilité et de patience", soulignent-ils.

Mme Couderc présentera jeudi en comité central d'entreprise, aux côtés du directeur général Franck Terner et du DRH Gilles Gateau, "les actions et mesures à mettre en oeuvre", est-il précisé. "On leur a laissé du temps" pour nous faire des propositions lors de rencontres bilatérales, "ils n'ont rien dit", a commenté auprès de l'AFP Grégoire Aplincourt, du Spaf (deuxième syndicat de pilotes). "Ils nous refusent de réelles négociations et, quand il y a des discussions informelles, nous avons l'impression qu'on veut nous vendre, peu ou prou, l'accord refusé" en mai, a-t-il déclaré. "Pourtant nous continuons de penser qu'une sortie" du conflit est "atteignable", a ajouté M. Malloggi. La balle est clairement dans le camp de la direction, elle qui déplore que la position des syndicats est incompatible avec "l'intérêt collectif et le souci d'avenir de la compagnie ".

Durant le mouvement du printemps, une partie des personnels d'Air France (les hôtesses et stewards, les personnels au sol et les pilotes) a organisé quinze jours de grève qui ont représenté un manque à gagner de 400 millions d'euros pour l'entreprise.

Autre indicateur phare, de la rentabilité celui-là, la recette unitaire au siège kilomètres offert (RSKO) hors change, de la compagnie, était "en légère baisse" le mois dernier par rapport à l'an dernier. Les syndicats exigent une hausse générale des salaires de 5,1% en guise de rattrapage de l'inflation (les rémunérations étant gelées depuis 2011), la direction proposait une hausse de 2% immédiatement, puis de 5% étalée entre 2019 et 2021.

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