Recevoir le sommet Trump-Kim, un grand honneur pour Singapour

Montage réalisé le 24 mai 2018

Trump et Kim à Singapour pour un sommet historique à rebondissement!

Les regards du monde entier sont tournés vers Singapour avec une même interrogation: le président américain, 71 ans, qui a accepté à la surprise générale de rencontrer l'héritier de la dynastie des Kim, de plus de trente ans son cadet, réussira-t-il là où tous ses prédécesseurs ont échoué?

Une rencontre inimaginable il y a encore quelques mois lorsque la logique de la surenchère verbale et l'invective a dominé les rapports entre les deux dirigeants faisant planer une guerre nucléaire imminente entre les deux pays. Il sera suivi d'une réunion avec leurs équipes respectives, puis d'un déjeuner de travail.

Donald Trump a, à son tour, déclaré jeudi que si le sommet de Singapour se passait bien, il inviterait Kim Jong-un à la Maison-Blanche.

"Les discussions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord se poursuivent et ont progressé plus rapidement qu'escompté", a déclaré lundi soir la Maison Blanche.

Personnage central de ce dialogue, le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré Kim Jong Un à deux reprises, s'est dit "très optimiste quant aux chances de réussite".

À la veille du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a estimé lors d'une conférence de presse que les États-Unis étaient "prêts à donner à la Corée du Nord des conditions de sécurité uniques", mais qu'il y avait "encore beaucoup de travail à faire". Mais, ils laissaient toutefois entendre qu'ils ne voyaient pas d'objection à voir d'autres nations de la région aider Pyongyang à reconstruire son économie, si la dénucléarisation était véritablement enclenchée.

Un haut responsable américain a vu dans cette formulation "un message d'optimisme".

Le choix d'un appareil étranger peut surprendre de la part d'un pays qui cultive l'idéologie du "juche", ou "autosuffisance", et dont les relations avec la Chine ont pâti ces dernières années du soutien apporté par Pékin aux sanctions internationales contre le programme nucléaire nord-coréen.

Alors que son principal conseiller économique, Larry Kudlow, et son conseiller au commerce Peter Navarro, s'en sont pris à sa suite avec virulence au premier ministre canadien, Justin Trudeau, le Parti républicain a pour l'instant gardé le silence après ces attaques inédites contre des alliés historiques des Etats-Unis, accompagnées d'une remise en cause systématique par Donald Trump du libre-échange, qui a pourtant longtemps été au cœur de son identité politique. Mais alors que son administration laissait miroiter un accord historique le 12 juin, elle s'est dernièrement évertuée à faire retomber les attentes, évoquant le début d'un "processus" inédit.

"Trump a simplement offert ces rencontres aux Nord-Coréens sans obtenir aucune avancée", déplore l'expert Jeffrey Lewis dans Foreign Policy.

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