L'Iran "très sceptique" sur le sommet Trump-Kim

L'artiste Sudarshan Pattnaik termine une sculpture de sable représentant le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 11 juin 2018 avant le sommet de Singapour. Ph. AFP

Trump invité par Kim à visiter Pyongyang pour la deuxième phase des négociations, en juillet

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, est arrivé dimanche 10 juin 2018 à Singapour, où il rencontrera mardi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

La prudence est de mise du fait des précédents historiques, de la radicalisation du programme nucléaire et balistique du régime nord-coréen, de sa stratégie de survie et de sa récente offensive diplomatique.

Si la dénucléarisation de la Corée du Nord sera au centre du sommet avec son homologue américain, le Nord-Coréen joue, avant tout, la sécurité de son peuple. Mardi 12 juin, Donald Trump doit s'entretenir avec Kim Jong-un à Singapour, dans un hôtel de luxe de la cité-État asiatique.

"Kim Jong Un dispose bien d'un avion qui aurait pu le conduire jusqu'à Singapour, mais il s'agit d'un vieil appareil de fabrication soviétique, comiquement surnommé " Air Force Un ". En particulier, par le Premier ministre, Lee Hsien Loong, qui a qualifié de "courageuse et admirable" la décision d'organiser un tel sommet.

Un rappel que le président chinois Xi Jinping en personne a déjà fait ces derniers mois en recevant Kim Jong Un à deux reprises sur le sol chinois, devenant ainsi le premier dirigeant étranger à le rencontrer.

En jeu, les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions draconiennes imposées au fil des années par le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Même si le dialogue entre les deux démarre sur les chapeaux de roue, il faudra probablement un dialogue de long terme, qui pourrait prendre un an, deux ans voire plus pour résoudre totalement les questions sur la table", notamment la dénucléarisation, a-t-il souligné.

Dans un compte-rendu du déplacement de l'homme fort de Pyongyang, l'agence nord-coréenne KCNA a évoqué l'avènement d'une "ère nouvelle", confirmant que la dénucléarisation mais aussi "un mécanisme de maintien de la paix permanent et durable dans la péninsule coréenne" seraient au menu du sommet.

Afin de tracer les contours d'un texte susceptible d'être présenté comme une " victoire " par les deux dirigeants auprès de leurs opinions publiques respectives, leurs sherpas se sont retrouvés une énième fois, lundi, dans les étages du Ritz Carlton.

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