Attractivité: la France retrouve des couleurs

Vue de Paris du haut de la cathédrale Notre-Dame. Wikimedia Commons  Michael Reeve

Vue de Paris du haut de la cathédrale Notre-Dame. Wikimedia Commons Michael Reeve

L'attractivité de la France a continué à s'améliorer en 2017, pour la deuxième année consécutive, soutenue par la reprise économique et les réformes engagées dans l'Hexagone, selon le baromètre annuel du cabinet EY. Une remontada assez spectaculaire, note EY, qui rapproche la France des deux leaders européens en la matière que sont le Royaume-Uni et l'Allemagne. EY souligne aussi que l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir a été bénéfique, en particulier grâce à son volontarisme affiché en faveur de la construction européenne et son positionnement politique "ni de droite, ni de gauche".

Le redressement de l'attractivité de la France n'élude toutefois pas certains handicaps.

La France rejoint le peloton de tête et revient au coude à coude avec le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Aussi, "la France doit profiter du momentum positif actuel pour se transformer en profondeur et marquer encore plus son avantage". Sur l'ensemble de l'année 2017, les investisseurs étrangers ont annoncé vouloir installer ou étendre 1019 projets d'entreprises au sein de l'Hexagone, soit une augmentation de 31% par rapport à 2016.

Cocorico! La France est de retour dans le cœur des investisseurs étrangers. La rupture avec la longue période pendant laquelle la France était distancée par ses deux principaux compétiteurs se confirme. Il augmente de 10% entre 2016 et 2017.

REUTERS  Peter Nicholls
REUTERS Peter Nicholls

Surtout, c'est la faiblesse du Royaume-Uni qui profite à la France.

Selon EY, l'industrie est le principal moteur de ce regain d'attractivité avec ses 323 projets, soit 111 de plus qu'en 2016. Elle conserve donc sa position de première place européenne.

Si elle reste le premier critère cité - mais pour seulement 35% des investisseurs internationaux, soit 15 points de moins en un an -, d'autres enregistrent de fortes progressions: le rôle européen de la France (+16 points à 34%), ses spécificités sectorielles fortes (+12 points à 31%) et sa capacité à former et attirer des talents (+11 points à 30%). "Mais le Royaume-Uni bénéficie encore de son faible coût du travail, et l'Allemagne de son économie puissante et exportatrice".

L'enjeu en est notamment l'emploi: les nouvelles implantations de 2017 ont créé 25.126 emplois, un total en hausse de 48% mais qui, rapporté au nombre des projets réalisés, place la France en queue de classement avec 25, là où chaque projet au Royaume-Uni en crée en moyenne 42. En termes de recherche et développement, les résultats sont très satisfaisants avec 78 projets d'installation de centres de R&D sur le territoire, en particulier pour les travaux en intelligence artificielle et le traitement du big data.

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