Documents déchirés: Donald Trump, un cauchemar pour les archivistes

ACCORD ENTRE WASHINGTON ET PYONGYANG

Solomon Lartey, l'homme payé 66.000 dollars par an pour recoller les documents déchirés par Trump

Le président américain Donald Trump a l'habitude de déchirer les documents qu'il vient de lire, forçant les archivistes de la Maison Blanche à recoller des morceaux parfois aussi petits que des confettis, selon le site américain d'information Politico. On lui a bien demandé de ne plus le faire, mais il continue. D'après les témoignages d'anciens employés de la Maison Blanche (et relayé par le média américain Politico), il y aurait toute une brigade de fonctionnaires chargés de reconstituer les documents déchirés par le Président Américain. " On utilisait du Scotsh tape, celui transparent". Problème: au-delà du principe de précaution qui semble passer au-dessus de la tête du Président américain, le " Presidential Records Act " est censé, depuis 1981, obliger la préservation de tous les mémos, lettres, mails et documents professionnels étant passés entre les mains du chef d'État. "Il fallait recoller toutes les pièces ensemble comme un puzzle et donner tout cela au superviseur", explique un ex-employé Solomon Lartey, récemment licencié.

Reginald Young, un autre ancien employé du département des archives à la Maison Blanche, corrobore cela arguant n'avoir jamais assisté à une telle pratique en vingt ans de service.

"J'ai regardé mon directeur et lui ai dit 'vous êtes sérieux?' On gagne plus de 60 000 dollars par an, on devrait faire des choses beaucoup plus importantes que ça", témoigne-t-il dans Politico.

Parmi les documents qu'il a reconstitués: des articles de journaux annotés par Donald Trump, des invitations et des lettres d'élus. Et de conclure: "J'avais l'impression de faire le travail le plus ingrat qu'on aurait pu me demander à moins de devoir vider les poubelles". L'article de Politico ne suggère pas que le septuagénaire procède ainsi pour faire disparaître des documents mais plutôt qu'il s'agit d'une vieille habitude chez l'homme d'affaires, un "système d'archivage" à sa manière.

Dernières nouvelles