Sommet Trump-Kim : un enjeu pour le monde et particulièrement pour l'Afrique

Le sommet historique Trump Kim a lieu à l'hôtel Capella situé sur l'île de Sentosa dans le sud de Singapour

Le sommet historique Trump Kim a lieu à l'hôtel Capella situé sur l'île de Sentosa dans le sud de Singapour

Les annotations d'Euronews figurent en gras.

Rappelons qu'en septembre dernier, lors de son premier discours devant l'Assemblée générale de l'Onu, Donald Trump a menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord, affublant son dirigeant Kim Jong-un du surnom de "Rocket Man" ("l'homme-fusée"), "embarqué dans une mission-suicide pour lui et son régime".

L'euphorie suscitée par cette rencontre, âprement négociée au fil de rencontres à Washington, Singapour ou encore en Corée du Sud, ne laisse pourtant pas de s'interroger sur la suite. La Chine avait en effet garanti l'armistice de Panmunjom du 27 juillet 1953.

"Nous nous rencontrerons de nouveau", a lancé Donald Trump qui s'est dit prêt à se rendre, "le moment venu", à Pyongyang, et à inviter l'héritier de la dynastie des Kim à la Maison Blanche. Le président américain a répété devant la presse qu'il veillerait à ce que cette dénucléarisation soit "vérifiable et irréversible".

Après avoir défié la communauté internationale en poursuivant son programme nucléaire, malgré neufs résolutions 1718 (2006), 1874 (2009), 1887 (2009), 2087 (2013), 2094 (2013), 2270 (2016), 2321 (2016), 2356 (2017), 2371 (2017), 2375 (2017) des Nations Unies votées même par ses propres alliés, la Corée du Nord semble avoir mis de l'eau dans son vin en acceptant, par le biais du sport particulièrement des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, de fusionner ses équipes avec celles de son voisin, la Corée du Sud, pays organisateur desdits jeux qui se sont déroulés du 09 au 25 février 2018.

Mais la formulation de la déclaration commune reste très vague, en particulier en termes de calendrier, et s'en remet à des négociations ultérieures pour sa mise en œuvre.

"La rencontre du siècle ouvre une nouvelle ère de l'histoire des relations" entre les deux pays ennemis, titrait le quotidien nord-coréen.

Le journal officiel nord-coréen Rodong Sinmun publiait en Une les photos de la poignée de main historique entre MM. Les deux hommes ont ensuite signé un document commun, sur une longue table en bois derrière laquelle une dizaine de drapeaux américains et nord-coréens ont été alignés. Le président a déclaré en avoir parlé à son homologue mais qu'ils n'étaient pas entrés dans les détails.

Les États-Unis et la RPDC uniront leurs efforts pour établir un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne. Le président Obama disait que la Corée du Nord était notre plus gros et plus dangereux problème.

En début d'année, Séoul et Washington avaient reporté leurs exercices militaires conjoints annuels Key Resolve et Foal Eagle, pour cause de jeux Olympiques d'hiver au Sud. Sur la même longueur d'onde, les deux dirigeants ont noté, selon KCNA, qu'il était "important de respecter le principe d'une action étape par étape et simultanée afin de parvenir à la paix, la stabilité et la dénucléarisation de la péninsule coréenne".

Les États-Unis et la RPDC s'engagent à récupérer les prisonniers de guerre y compris le rapatriement immédiat de ceux qui ont déjà été identifiés.

Il y a moins d'un an, il promettait à Kim Jong Un "le feu et la colère" face à l'accélération des programmes balistique et nucléaire de la Corée du Nord.

De retour mercredi aux Etats-Unis après son sommet historique avec Kim Jong Un, Donald Trump s'en est pris à ceux qui doutent de la portée de cette rencontre, en assurant qu'une "catastrophe nucléaire" avait été évitée et que la menace nord-coréenne n'existait plus.

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