"Tous les scénarios" sur la table face à un Trump imprévisible — Canada

Le président américain Donald Trump serre la main du président français Emmanuel Macron au G7 à Charlevoix Quebec Canada 8 juin 2018. REUTERS  Leah Millis

Le président américain Donald Trump serre la main du président français Emmanuel Macron au G7 à Charlevoix Quebec Canada 8 juin 2018. REUTERS Leah Millis

Manifestement, il y a une crispation, une radicalisation de la relation.

Emmanuel Macron a refusé de commenter personnellement le revirement du président américain à la fin du G7.

Le president americain, Donald Trump, faisant face aux dirigeants des. "Cela rend d'autant plus important pour l'Europe de rester unie et de défendre ses intérêts de façon encore plus offensive", a tweeté Heiko Maas.

Une autre raison expliquerait donc la réaction épidermique de la Maison-Blanche. Il a pris le prétexte de sa rencontre avec Kim Jong Un de la Corée du Nord le 12 juin à Singapour, pour déserter et donc ne pas signer le communiqué final. Dans une série de gazouillis envoyés au cours du week-end, il fustige Justin Trudeau, l'accusant de provoquer les États-Unis. Sur Twitter, il a soutenu avoir conclu au G7 un "accord historique " qui "favorisera la prospérité des citoyens et l'économie, protégera la démocratie, préservera l'environnement et garantira les droits des femmes et des filles dans le monde ".

C'est la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui est allé au front pour répondre de la provocation américaine.

Justin Trudeau a suscité l'ire présidentielle en jugeant "insultantes" les taxes douanières américaines imposées aux exportations canadiennes d'acier et d'aluminium, au nom de "la sécurité nationale" des Etats-Unis.

L'administration Trump a reçu une cascade de critiques pour ses attaques personnelles envers Justin Trudeau.

L'empreinte du pouce Emmanuel Macron's sur la main de Donald Trump après leur rencontre au G7 de Charlevoix. REUTERS  Leah Millis
L'empreinte du pouce Emmanuel Macron's sur la main de Donald Trump après leur rencontre au G7 de Charlevoix. REUTERS Leah Millis

La ministre a indiqué avoir fait part de ses remarques au représentant américain au Commerce Robert Lighthizer avec qui elle a eu un "bon échange" dimanche.

Il y aura un communiqué commun, a affirmé Angela Merkel.

Le G7 a malgré tout permis d'annoncer un financement de près de 4 milliards $ pour aider les jeunes filles en zone de guerre à avoir l'accès à l'école. "Cette compréhension collective est essentielle", avait-il commenté... avant que le président américain n'assène ce énième coup de pied dans la fourmilière, assurant par ailleurs qu'" il n'y aura plus de mesure unilatérale négative ".

"Le Canada n'est pas seul, il n'est même pas dans la pire situation", a-t-il fait valoir, en faisant référence au Mexique. Mais, signe que les tensions commerciales actuelles ne se sont pas apaisées, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, l'hôte du sommet, a confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l'acier et l'aluminium. "Très malhonnête et faible ", a-t-il ajouté. Le président américain avait même quitté La Malbaie en tweetant que le sommet avait été "excellent", comme ses relations avec ses six homologues. "Soyons sérieux et dignes de nos peuples".

À Paris, la présidence a fait savoir dimanche matin que la France et l'Europe maintenaient "leur soutien au communiqué final du G7, tout comme, nous l'espérons, l'ensemble des membres signataires ". Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. "Quiconque les quitterait montrerait son incohérence et son inconstance. Nous avons déjà vu ça avec l'accord sur le climat ou avec l'accord sur l'Iran", a déclaré Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères.

L'ex-directeur de la CIA, John O. Brennan, a voulu rassurer les alliés et les amis des États-Unis en écrivant que "M. Trump est une aberration temporaire ".

Vindicatif avant son arrivée au Québec, Trump, qui s'était prononcé avant son départ de Washington pour une réadmission de la Russie dans un club dont elle est exclue depuis l'annexion de la Crimée en 2014, s'est montré affable parmi ses pairs du G7, souriant et plaisantant lors de ses différentes apparitions en public, devant les objectifs des photographes. "À nos alliés: une majorité bipartisane d'Américains est pro-libre-échange, promondialisation et supporte les alliances basées sur 70 années de valeurs partagées".

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