Emmanuel Macron : un discours pour détailler sa politique sociale

Macron sur le

La cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault en novembre 2017 à l'Assemblée

Récemment interpellé par plusieurs membres de sa majorité pour qu'il oriente sa politique plus franchement vers la gauche, Emmanuel Macron a sèchement répondu mercredi, quelques heures à peine avant son grand discours de Montpellier sur la politique sociale.

Une justice sociale effectiveAprès avoir critiqué la veille le "pognon de dingue" mis dans les aides sociales sans résoudre la pauvreté, le chef de l'Etat a estimé qu'il ne fallait pas se "contenter de la redistribution monétaire" et souhaité des solutions "plus efficaces que de l'argent mis sur la table". "D'un côté, il dit qu'il faut plus de prévention des risques médicaux, mais de l'autre, il précise qu'il faut arrêter avec les actes médicaux inutiles et trop nombreux, que la solution n'est pas toujours de dépenser plus d'argent pour mieux soigner".

Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l'État, ce dernier regrette qu'"on met (te) un pognon de dingue dans les minima sociaux" et que "les gens pauvres restent pauvres".

Emmanuel Macron s'est également félicité de l'aboutissement d'une promesse de campagne.

Une centaine de manifestants, majoritairement des cheminots, se sont rassemblés à l'appel de la CGT sur la place de la Comédie, à Montpellier, aussi près que possible du centre de Congrès du Corum où s'exprimait M. Macron.

Dans une vidéo diffusée par sa conseillère presse Sibeth Ndiaye, le président de la République donne des consignes à ses conseillers pour la rédaction de son discours.

Dans cette vidéo faussement off, Emmanuel Macron pose un diagnostic tranché sur le système social français.

Principale mesure de cette réforme: le reste à charge zéro qui, selon le locataire de l'Elysée, doit permettre, en remboursant les soins de préventions, d'éviter des dépenses plus lourdes. "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu'ils sortent de la pauvreté. Par l'éducation...", s'enflamme le président français. Je pense que ce sont de bons principes de dire qu'il faut de l'efficacité dans les prestations, ce sont de bons principes de rappeler qu'il faut de la responsabilité. "Et sur la santé c'est pareil", explique-t-il ainsi. "On s'attaque à la racine du mal" avait-il prévenu au début de son allocution. "Il a confirmé qu'il n'en avait pas", ironise le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, déçu par "un tournant social qu'on fait mine d'annoncer et qui n'a pas lieu".

Derrière la volonté d'Emmanuel Macron d'instaurer plus d'examens dentaires, visuels et auditifs se cache la volonté de faire faire des économies à l'État en termes de dépenses santé.

L'objectif du président des riches est de résoudre le problème de la pauvreté, qui coûte cher, mais qui ne se résoud pas malgré les aides.

Dernières nouvelles