"Petite inconnue de l'A10" : le père reconnaît les faits

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« Petite martyre de l'A10 ». Les parents placés en garde à vue

Tout commence le 11 août 1987: des agents d'entretien découvrent le corps d'une fillette le long de l'autoroute A 10, au niveau de Suèvres, dans le Loir et Cher, à 50 km au Sud d'Orléans. En vain. Mais le mystère est en passe d'être levé. Ce sont ces traces qui vont faire basculer l'enquête. Comme l'exige la loi, un prélèvement ADN est effectué sur une personne en garde à vue.

Mais l'analyse de ses vêtements, en décembre 1987, et notamment "l'analyse de fragments de quartz et de plastique - des morceaux de cônes de chantier - retrouvés dans les fibres de sa robe de chambre atteste qu'elle a bien séjourné dans la région", rappelle La République du Centre. Il accuse la mère, dont il est aujourd'hui séparé. Les enquêteurs ont recoupé les données des allocations familiales pour déterminer qu'un enfant du couple n'était plus recensé. À l'inverse, la mère qui faisait croire que l'enfant était au Maroc, nie toute implication. Selon M6, le père a reconnu en garde à vue avoir dissimulé le corps de l'enfant, mais nie toute responsabilité dans sa mort. L'homme accuse la mère. Les expertises avaient révélé que son corps portait des traces de brûlures dues à un fer à repasser, et que les cicatrices et plaies de morsures humaines avaient été provoquées par une petite mâchoire qui pouvait être celle d'une femme.

Chargé à l'époque du dossier, le juge d'instruction de Blois avait précisé qu'il s'agissait " pratiquement d'un cas d'anthropophagie avec prélèvement de chair ".

Le procureur de Blois Frédéric Chevallier a annoncé qu'il donnera une conférence de presse dans l'après-midi. A l'époque, les enquêteurs avaient indiqué que la fillette devait avoir entre 3 et 5 ans. Près de 65 000 écoles avaient été visitées à la rentrée scolaire, et 6000 médecins ou assistantes maternelles avaient été rencontrés pour essayer de donner un nom à cette jeune victime.

Le signalement de la fillette avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics: Elle mesurait 0,95 mètre, avait les cheveux bruns bouclés et les yeux marron foncé.

Une ordonnance de non-lieu avait été rendue en octobre 1997, après des recherches infructueuses, laissant cette affaire sans espoir d'être résolue. C'est à ce moment-là que l'ADN prélevé rejoint le Fichier national.

Un nouvel appel à témoins avait été lancé en 2012, les gendarmes espérant que quelqu'un, au courant de l'affaire, puisse éprouver des remords. Mais malgré la centaine d'appels, aucune piste n'avait aboutie. Qui est cette enfant?

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