Trump/G7: les critiques de Trudeau vont coûter "cher" au Canada

Le président français Emmanuel Macron au G7 à La Malbaie le 9 juin 2018

Le président français Emmanuel Macron au G7 à La Malbaie le 9 juin 2018

Mme Freeland recevra par ailleurs mercredi soir le prix du diplomate de l'année à Washington. Nous pensons qu'il existe de réelles possibilités de conclure un très bon accord digne du 21e siècle.

" Une guerre commerciale fait mal à tout le monde, tout le monde perd".

Donald Trump a réitéré lundi dans une série de tweets ses critiques contre le Canada et son Premier ministre, Justin Trudeau, tout en menaçant les Européens de ne plus assurer leur sécurité s'ils n'augmentent pas leurs dépenses militaires et n'acceptent pas un rééquilibrage des échanges commerciaux avec les Etats-Unis.

Qui plus est, le conseiller de la Maison-Blanche en matière de commerce, Peter Navarro, a quant à lui déclaré qu'une " place spéciale en enfer " attendait M. Trudeau, avant de s'excuser.

Mais qu'avait donc fait le Premier ministre canadien pour mériter une telle réaction et un retrait brutal du texte officiel du G7?

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh estime que c'est l'approche à préconiser: " C'est inacceptable [que l'administration Trump] continue à attaquer avec des mots et des gestes qui sont incohérents, et on va continuer à répondre de cette façon. Les louanges ne se sont pas répétées le lendemain à la Chambre des communes, mais il a tout de même été applaudi quand il a " remercié les députés et les Canadiens qui ont fait preuve d'unité et de solidarité, au-delà des considérations partisanes ".

Le milliardaire a regretté les propos tenus samedi par Justin Trudeau après le sommet du G7.

Donald Trump a invoqué l'argument de la sécurité nationale à la fin mai, lorsqu'il a soumis le Canada, le Mexique et l'Union européenne à des surtaxes de 10% et 25% sur leurs exportations d'aluminium et d'acier vers les États-Unis. "Le Canada est prêt à toutes les éventualités", a-t-elle déclaré.

La ministre a indiqué avoir fait part de ses remarques au représentant américain pour le commerce extérieur, Robert Lighthizer, dimanche, en précisant qu'ils avaient eu " un bon échange ".

Mme Freeland s'entretiendra à 14h avec les membres du Comité sénatorial des relations étrangères des États-Unis, dirigé par le sénateur républicain Bob Corker, l'un des principaux alliés du Canada à Washington.

Frédéric Mérand, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, a souligné que " ce qui est vraiment nouveau dans la relation canado-américaine, c'est le fait d'avoir aussi peu de confiance mutuelle ".

Selon M. Mérand, "à Ottawa, on a depuis longtemps fait une croix sur l'idée que la clé des relations canado-américaines allait dépendre du locataire actuel de la Maison Blanche, donc les relations se déploient plutôt au Congrès, auprès des Etats, auprès des milieux d'affaires, de manière à investir dans une relation qui, forcément, sera une relation à long terme".

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