La Fed relève ses taux, ses prévisions de croissance et d'inflation

Fed une réunion monétaire avec une hausse des taux à la

La Réserve fédérale des États-Unis hausse ses taux d'intérêt

Annoncé en janvier 2015, ce programme destiné à sauver la zone euro de la déflation a commencé par des achats de grande envergure d'obligations émises par des Etats, suivis à partir de la mi-2016 de dettes d'entreprises.

Réunie à Riga, en Lettonie, la Banque centrale européenne se ménage toutefois la possibilité de changer de cap, conditionnant l'abandon du QE à des données "confirmant les perspectives d'inflation" de son conseil des gouverneurs "à moyen terme".

La Fed, qui continue de qualifier sa politique monétaire d'"accommodante", prévoit aussi deux autres resserrements supplémentaires d'ici la fin de l'année, soit un de plus par rapport à sa réunion de mars. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 0,47 % à 25.201,20 points.

"Je ne commenterais pas des mesures commerciales spécifiques (.) je dirais que des inquiétudes sur les changements de la politique commerciale montent", a déclaré Jerome Powell au cours d'une conférence de presse, soulignant que ces inquiétudes avaient été relatées tant par des chefs d'entreprises du pays que par des présidents des banques centrales régionales. "La Fed s'est montrée davantage dans le camp des +faucons+ qu'on ne s'y attendait", a affirmé Ian Shepherdson de Pantheon Macroeconomics, faisant référence à ceux qui mettent la priorité sur la lutte contre l'inflation.

Interrogé sur l'impact négatif possible des tarifs douaniers appliqués par l'administration américaine dans le cadre de son bras de fer commercial avec ses partenaires, M. Powell est prudemment resté sur la réserve. Les observateurs tablent désormais sur une nouvelle hausse en septembre.

La BCE devrait par ailleurs réaffirmer que les taux d'intérêt vont rester à leur plus bas niveau "bien après" la fin des rachats nets d'actifs, laissant les analystes anticiper un premier tour de vis au plus tôt au second trimestre de 2019.

La banque centrale américaine se montre également plus optimiste sur le front de l'emploi avec un taux de chômage à 3,6% cette année (-0,2 point comparé à sa précédente prévision) et à 3,5% en 2019 (-0,1%).

"Le marché voit que la Fed est devenue plus belliciste qu'au mois de mars, mais il n'est pas surpris par cela", a dit Lee à des journalistes.

Cette interrogation a été renforcée par la diffusion mardi des chiffres sur l'inflation aux États-Unis, qui ont poursuivi une modeste progression en mai tout en faisant grimper l'inflation annuelle à 2,8% sur un an, au plus haut depuis 2012.

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