Une association pointe des analyses anormales, Merck dément — Levothyrox

"Aucun détail n'est donné quant aux méthodes utilisées et aux conditions dans lesquelles ces études ont été réalisées" et "aucune présentation exhaustive des résultats n'est communiquée", a ajouté Merck.

"Elle expliquerait les effets indésirables graves en relation avec un 'sous dosage', précise l'association".

Deuxième constat: la présence de Dextrothyroxine qui ne figure pas, selon l'association, dans la liste des composants du médicament. Dans un communiqué publié jeudi, elle annonce qu'une nouvelle étude, menée à son initiative, révèle des problèmes " d'une gravité encore plus considérable " qu'une précédente analyse.

"Pour les patients, c'est une double-peine".

L'association a transmis les résultats à la juge d'instruction de Marseille chargée du dossier de Levothyrox et a appelé l'Agence nationale du médicament à lancer sa propre étude sur l'ancienne et la nouvelle formule, pour en contrôler les taux de levothyroxine et détecter la présence de dextrothyroxine.

Dans un communiqué, le groupe dénonce "une fois encore" une déclaration "infondée scientifiquement" de l'AFMT. Les résultats montrent un sous-dosage d'une molécule qui entraîne des "réveils de cancers endormis" et la présence d'une autre molécule, non citée dans la liste des composants, qui pourrait expliquer les effets secondaires dont se plaignent de nombreux malades de la thyroïde.

Le laboratoire a dénoncé des "prétendues déclarations non scientifiquement fondées, qui ne font qu'inquiéter les patients et déstabiliser la communauté médicale".

"Nous affirmons formellement que tel n'est pas le cas", a répliqué Merck, en soulignant "que la substance active utilisée pour Levothyrox nouvelle formule est strictement identique à celle présente dans l'ancienne formule". Selon ce communiqué, "l'ANSM a réalisé dans ses laboratoires plusieurs contrôles du Levothyrox nouvelle formule en termes de composition qui ont confirmé sa bonne qualité".

Quelles conclusions tirez-vous après cette nouvelle analyse?

Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017.

Dernières nouvelles