Les manoeuvres "suspendues indéfiniment" sur la Péninsule — Corée du Nord

Le président américain Donald Trump tend la main au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 12 juin 2018 à Singapour

Le président américain Donald Trump tend la main au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 12 juin 2018 à Singapour1/4

Il parle et son peuple s'assied au garde-à-vous. Donald Trump a affirmé vendredi 15 juin avoir "largement résolu" le problème du nucléaire nord-coréen, revendiquant haut et fort sa bonne entente personnelle avec Kim Jong-un.

Ayant reconnu que le sommet U.S. - DPRK, le premier dans l'Histoire, était un événement marquant de grande signification de cette époque en surmontant des décennies de tensions et d'hostilités entre les deux pays, et pour le démarrage d'un nouvel avenir, le Président Trump et le Président Kim Jung Un s'engagent à réaliser entièrement et avec diligence les stipulations de cette déclaration commune. Une formule vague qui reprend une promesse déjà faite et jamais tenue. "Plus important encore que le document, j'ai une bonne relation avec Kim Jong Un". Les Etats-Unis ont selon lui "bon espoir" que "l'essentiel du désarmement" nord-coréen puisse intervenir "dans les deux ans et demi à venir", soit d'ici la fin du mandat du président républicain. "Par le passé, la pression économique et financière a été relâchée avant toute dénucléarisation complète". "Quand je suis arrivé, les gens pensaient que nous allions probablement partir en guerre contre la Corée du Nord", a-t-il souligné. Depuis Séoul, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a réaffirmé jeudi l'objectif américain et insisté que les lourdes sanctions pesant sur Pyongyang seraient maintenues tant que la dénucléarisation complète ne sera pas achevée.

"Nous pensons vraiment que nous pouvons enfin avancer, après tant d'années, sur la voie de la paix dans la péninsule" coréenne, a déclaré M. Pompeo à l'issue d'un entretien à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi. Cela devra faire l'objet d'une coordination entre autorités militaires des deux alliés, a-t-elle seulement dit, préférant assurer que "l'alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis" était "plus forte que jamais". "L'arrêt des exercices militaires conjoints Etats-Unis-Corée du Sud est une source de réjouissance pour Pékin, qui ambitionne sur le long terme de réorganiser la région pacifique vers une architecture post-alliance et post-occidentale, au sein de laquelle la présence américaine serait réduite".

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