Trois paquebots pour STX France

Le ministre de l'Economie français Bruno Le Maire durant la mise à flots du Bellissima à Saint-Nazaire le 14 juin 2018

Le ministre de l'Economie français Bruno Le Maire durant la mise à flots du Bellissima à Saint-Nazaire le 14 juin 2018

STX France fait travailler plus de 8.000 personnes, dont 2.900 salariés.

En parallèle, STX a célèbré ce jeudi, pour la première fois le même jour, la construction de trois paquebots différents, commandés eux aussi par le croisiériste MSC. Jeudi, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a confirmé la commande de deux paquebots par l'armateur italo-suisse MSC au chantier naval STX France et annoncé celle d'un troisième navire, pour un montant total de "plus de 3 milliards d'euros". Elle concerne les deux premières unités de la nouvelle classe Word et un cinquième navire de la classe Meraviglia.

Ces annonces ont été faites au pied du "MSC Bellissima", deuxième navire de la série "Meraviglia", qui doit être remis à l'armateur en 2019.

L'entreprise doit également livrer d'ici à 2022 cinq navires pour son autre client historique, l'armateur américain RCCL. En attendant le feu vert des autorités de la concurrence, STX France va donc devoir être de nouveau nationalisé "temporairement", a-t-il admis. Il faisait allusion aux désaccords entre Paris et Rome autour de la politique migratoire. Bruno Le Maire s'est voulu rassurant: l'accord " est un accord solide.

"J'aurai un entretien dès la semaine prochaine avec mon homologue italien pour lui redire que cet accord est un accord stratégique, qui dépasse les petites irritations politiques du moment", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances. "Je souhaite que cet engagement de l'État italien demeure", a-t-il poursuivi.

Lors de sa venue à Saint-Nazaire, Bruno Le Maire a aussi annoncé que l'entreprise allait retrouver son nom originel de "Chantiers de l'Atlantique": les "négociations" entre l'Etat et Alstom, son ancien propriétaire, ont en effet abouti. "Il faut que l'État français reprenne possession des parts de STX (la maison-mère sud-coréenne qui en détient 66,6%, NDLR), temporairement, tant que nous n'avons pas l'accord des autorités de la concurrence" pour le rachat de 50% du capital par Fincantieri. Il a dit attendre une réponse " pour fin 2018 début 2019 " de Bruxelles.

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