Trump se félicite d'avoir limogé l'ex-directeur du FBI — Courriels de Clinton

Mails de Hillary Clinton: un rapport reconnaît l’ex-chef du FBI fautif mais impartial

Mails de Hillary Clinton : un rapport reconnaît l'ex-chef du FBI fautif mais impartial

Il a été reconnu coupable d'avoir commis une "grave erreur de jugement" dans l'enquête sur les courriels de la candidate Hillary Clinton en 2016.

Dans un rapport, l'inspecteur général du département de la Justice américain critique James Comey, l'ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump, notamment pour sa gestion de l'enquête sur Hillary Clinton.

"Nous n'avons trouvé aucune preuve montrant que les décisions des procureurs ont été influencées par des partis pris ou d'autres considérations", a écrit dans ce rapport l'inspecteur général Michael Horowitz, qui relève par ailleurs que M. Comey s'est montré "insubordonné ".

L'enquête avait pour enjeu principal de déterminer si les déclarations publiques de James Comey pendant la campagne présidentielle sur l'utilisation par Hillary Clinton d'une messagerie électronique privée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (2009-2013) avaient bien été conformes aux procédures. James Comey s'en était défendu lors de son audition devant le Sénat, en juin 2017: il craignait que l'indépendance de la justice ne soit remise en cause par cet entretien car Loretta Lynch avait refusé de se récuser de l'enquête et avait assuré qu'elle se fierait à ses recommandations pour poursuivre ou non l'ancienne secrétaire d'Etat.

M. Horowitz examine en profondeur certains actes d'enquête cruciaux de James Comey qui, en 2016, a tour à tour été accusé d'avoir favorisé Mme Clinton puis M. Trump dans leur course à la Maison Blanche.

Mais le 28 octobre 2016, à onze de l'élection, Comey avait envoyé aux membres du Congrès une lettre annonçant que l'enquête avait été rouverte après la découverte de nouveaux emails sur l'ordinateur de l'ancien représentant Anthony Weiner, époux d'Huma Abedin, une proche conseillère de Clinton.

Les deux amants, qui ont été débarqués de l'enquête Mueller l'été dernier, affichaient leur sympathie pour Hillary Clinton. Mais les démocrates ont estimé que l'initiative du directeur du FBI avait contribué à semer le doute quant à la probité de leur candidate, régulièrement taxée de " crook " (" escroc ") par M. Trump, et à lui faire perdre des voix essentielles lors de la présidentielle.

La candidate elle-même lui a attribué une large part de sa défaite. "Onze jours avant l'élection".

Donald Trump s'est déchaîné vendredi contre l'ex-directeur du FBI James Comey en 2016, une manière de jeter l'opprobre sur la police fédérale et l'enquête russe du procureur Robert Mueller qui empoisonne sa présidence et se retrouve ainsi "totalement discréditée" selon lui.

L'enquête de Michael Horowitz avait également pour objet de vérifier si des employés du FBI avaient fait fuiter des informations à propos d'investigations concernant la Clinton Foundation afin d'aider son rival républicain. Trump "ne va jamais devenir président, n'est-ce pas?", avait demandé dans un email Mme Page.

Selon des enquêteurs, ces informations ont été transmises à l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, alors conseiller de l'équipe de campagne de Trump.

Même si certains messages visaient l'actuel président américain, d'autres ciblaient des élus du Congrès parmi lesquels le sénateur Bernie Sanders, adversaire de Hillary Clinton lors de la primaire démocrate. Robert Mueller l'a retiré l'été dernier de l'" enquête russe " après avoir été informé de l'existence des SMS par Michael Horowitz. Le rapport note ainsi que cette attitude va à l'encontre des valeurs fondamentales du FBI et du Département de Justice, censés être impartiaux.

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