Cannabis: la ministre de la Santé veut fermer les coffee shops

Une boutique vend des produits contenants des un dérivé du cannabis du cannabidiol aussi appelé le CBD le 14 juin 2018

UNe enquête ouverte sur le premier "coffee shop" de Paris

La ministre a expliqué que le droit approuve l'utilisation du chanvre à des fins industrielles "quand il contient moins de 0,2 % de THC". Par contre, le droit ne parle pas de "produits en cigarette mais de la plante", a-t-elle insisté.

"Il va falloir qu'on revoie la législation et voir comment on met de l'ordre dans tout cela", a-t-elle ajouté, en précisant que les services du ministère de la Santé travaillaient pour cela avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes à Bercy. En matière de santé publique, de sécurité et même de pragmatisme fiscal, le conservatisme du gouvernement est à rebours de ce qui se passe dans de plus en plus de pays. "Et on n'est pas en train de lutter comme des fous pour faire en sorte que les Français arrêtent de fumer pour qu'ils se mettent à fumer du cannabis!" a-t-elle lâché.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 11 juin concernant une boutique parisienne vendant un dérivé du cannabis, afin de vérifier si elle respecte la législation, a-t-on appris dimanche de source judiciaire, confirmant une information du JDD.

Les investigations concenant ce tout premier magasin de ce type à Paris, ont été confiées à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme (BSP).

La législation sur les stupéfiants devrait évoluer dans les prochains mois en France: le gouvernement souhaite ainsi que leur usage, en particulier celui du cannabis, soit sanctionné d'une "amende forfaitaire délictuelle" de 300 euros. Cette amende, qui "sera possible y compris en cas de récidive", sera a priori plus coûteuse que les 150 à 200 euros préconisés par un récent rapport parlementaire. Le petit bout de la lorgnette.

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