Le patron d’Audi arrêté dans le cadre du dieselgate

Lucy Nicholson  Reuters

Lucy Nicholson Reuters

Le conseil de surveillance de Volkswagen a décidé lundi de suspendre le patron de sa filiale Audi, incarcéré dans l'enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués, pour le remplacer par le Néerlandais Bram Schot, selon l'agence allemande DPA.

Rupert Stadler, PDG d'Audi, a été arrêté en Allemagne.

Le président du directoire d'Audi était un fidèle de l'ancien président du conseil de surveillance de Volkswagen Ferdinand Piëch, lui-même évincé en 2015.

Un porte-parole de Porsche SE, la société qui contrôle VW et Audi, a déclaré que l'arrestation de Rupert Stadler serait discutée lors d'une réunion du conseil de surveillance ce lundi.

Audi a confirmé à l'AFP l'arrestation de son dirigeant sans donner plus de détails, rappelant uniquement la présomption d'innocence concernant M. Stadler.

Les remous continuent au sein du groupe Volkswagen. Il estime qu'il existe un "risque de dissimulation de preuves", ce qui justifierait l'incarcération. Comme Volkswagen et plusieurs autres constructeurs, Audi aurait fait appel à des logiciels truqueurs pour falsifier des tests d'émissions de gaz polluant.

Des perquisitions avaient eu lieu fin mai aux domiciles des deux suspects après des perquisitions en février, mars et avril de domiciles et lieux de travail de responsables d'Audi en Allemagne, dont le siège du constructeur à Ingoldstadt.

En fin de semaine dernière, Volkswagen avait été condamné à une amende d'un milliard d'euros pour triche sur l'émission diesel de ses véhicules.

L'agence américaine de l'environnement (EPA) avait accusé le premier constructeur mondial d'avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

L'ancien PDG de VW, Martin Winterkorn, et son successeur Martin Müller, mais aussi l'actuel chef du conseil de surveillance du groupe, Hans Dieter Pötsch, et l'actuel président de VW Herbert Diess, sont visés par des investigations.

L'action VW recule de 2,4% vers 10h20 GMT à la Bourse de Francfort, en queue de peloton de l'indice Dax (-1,31%) et deuxième plus forte baisse de l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 (-0,97%).

Dernières nouvelles