Limitation à 80 : une réalité dès le 1er juillet

La mesure a déclenché une levée de boucliers des associations d'automobilistes et de motards

La mesure a déclenché une levée de boucliers des associations d'automobilistes et de motards - AFP CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Alors que de nombreux usagers ont manifesté leur opposition à cette mesure en estimant que cette dernière était avant tout destinée à remplir les caisses, les pouvoirs publics maintiennent leur discours en expliquant que cette réduction de la vitesse permettra d'épargner 300 vies chaque année sur un réseau qui regroupe 55% des tués sur les routes.

La mesure a pour objectif de faire baisser le nombre de morts sur la route.

À deux semaines de l'échéance, le décret d'application a été publié dimanche au Journal officiel.

Elle se maintiendra toutefois à 90 km/h sur les sections comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation, c'est-à-dire les routes ou portions de routes où les dépassements peuvent se faire sans pénétrer sur la file dans le sens opposé.

Signé depuis dimanche, le décret qui fait passer la limite de vitesse sur les routes secondaires de 90 à 80km/h doit entrer en vigueur au 1er juillet. Elle sera de plus effective dès le 1er juillet, exactement comme prévu initialement par l'Etat (et juste à temps pour les grands départs en vacances...). Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3 427 morts, métropole et outre-mer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016.

Une " clause de rendez-vous " est fixée au 1 juillet 2020.

En 2017, il y a eu 3 684 morts sur la route soit une baisse de 1,4 % par rapport à l'année précédente. " Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (...) le gouvernement prendra ses responsabilités ", a assuré M. Philippe.

Il s'agit de départementales et des nationales à double sens, sans séparateur central. Comme annoncé, l'État remboursera aux collectivités les travaux entrepris.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer "l'utilité et l'efficacité" de la mesure. Trois d'entre eux ont été reçus à Matignon jeudi 14 juin mais ils n'ont pas réussi à infléchir la décision d'Édouard Philippe.

Toutes les routes du réseau secondaire ne seront pas impactées par cette réduction de la limitation de vitesse à 80 km/h.

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