L'Opep tente de calmer les marchés — Pétrole

Retour du Brent à 75$ le baril

Marché du pétrole: A New York et à Londres, les cours du baril ont nettement reculé vendredi

La décision dépendra de l'issue du rapport de force qui s'est d'ores et déjà installé entre la l'Arabie Saoudite d'une part, soutenue par la Russie, et l'Iran et ses alliés d'autre part.

Les cours du pétrole creusaient leurs pertes sur la semaine, vendredi en cours d'échanges européens alors que les désaccords entre membres de l'Opep se font sentir à une semaine de réunions du cartel et de ses partenaires.

Au premier rang des récalcitrants, l'Iran, qui voit d'un mauvais oeil son rival régional saoudien exiger une révision qui risque de faire baisser les prix du pétrole, tandis que Téhéran, pénalisée par les sanctions américaines, ne pourra pas augmenter ses extractions.

La position saoudienne est ambigüe.

Du coté algérien, c'est le ministre de l'énergie, G. Mustapha qui prendra part à cette réunion, tout comme il prendra part à la 9è réunion du Comité conjoint de monitoring OPEP et non-OPEP, qui aura lieu le 21, où les ministres des pays vont examiner le niveau de conformité des 24 pays faisant partie des membres des deux organisations citées et ce par rapport aux engagements pris par ces derniers et consignés aussi dans la déclaration du 10 Décembre 2016.

Alors que des élections parlementaires approchent aux Etats-Unis et que le prix de l'essence grimpe pour le consommateur américain, le colérique président n'hésite pas à dire tout le mal qu'il pense de l'Opep sur Twitter.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole envisage une hausse modérée de sa production. Établis fin 2016, les objectifs de baisse de production ont fait rebondir les prix de l'or noir, brièvement passé sous les 30 dollars début 2016 avant de dépasser les 70 dollars au deuxième trimestre 2018.

"Investir en Russie en hiver est impossible, si les objectifs sont relevés (lors de la prochaine réunion) en novembre, (.) il sera difficile d'augmenter la production", ajoute Giovanni Staunovo, analyste pétrole chez UBS.

Cette hypothèse de 300.000 à 600.000 reste loin des 1,5 million évoqués initialement par la Russie et proposé de nouveau lundi par l'Equateur, à l'Arabie saoudite et à la Russie. Selon l'agence internationale de l'Energie (AIE), seuls quelques pays, l'Arabie saoudite, ses alliés les Émirats arabes unis et le Koweït, ainsi que la Russie, sont réellement en mesure d'augmenter leur production.

Pour les autres, mieux vaut voir l'ensemble du marché retenir ses extractions pour vendre au prix cher leur production limitée.

"Cependant, cela signifierait de facto mettre fin prématurément à l'accord de limitation de la production (prévu jusqu'à fin 2018, ndlr) et nuirait également à la capacité d'action de l'Opep".

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