Une vidéo d'enfants migrants dans une cage scandalise l'Amérique [Vidéo]

La tolérance zéro de l'administration US en matière d'immigration illégale a fait réagir la Première dame

La tolérance zéro de l'administration US en matière d'immigration illégale a fait réagir la Première dame. Image AFP

Depuis l'annonce de la politique américaine de "tolérance zéro" début mai, 2.342 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles du 5 mai au 9 juin, soit une moyenne de plus de 66 par jour, selon les nouveaux chiffres officiels de l'administration Trump.

" Si les démocrates voulaient s'asseoir, plutôt que faire de l'obstruction, nous pourrions très rapidement faire quelque chose de bon pour les enfants, le pays et le monde. Nous pourrions avoir une loi sur l'immigration", a-t-il lancé.

Sous M. Obama des enfants ont été séparés des adultes avec lesquels ils sont entrés aux États-Unis quand la relation filiale n'a pu être établie, en cas de suspicion de trafic de mineurs ou encore par manque de place dans les centres de rétention pour les familles. "Ce n'est rien de moins que de la torture", a renchéri Erika Guevara-Rosas de l'ONG Amnesty International, justifiant ses mots en soulignant "la sévère souffrance mentale infligée intentionnellement sur ces familles" pour "en décourager d'autres d'essayer d'entrer aux États-Unis". Pas sous mes ordres. Donald Trump assume et rejette la faute sur les démocrates. Prenant sa défense, le président Donald Trump a affirmé dans un tweet mardi soir qu'elle avait fait "un travail fabuleux" la veille, lors de la conférence de presse au cours de laquelle elle s'est affirmée comme le visage de la "tolérance zéro" prônée par son administration. "Il peut corriger la situation demain si bon lui chante, et s'il ne le souhaite pas, il devrait assumer ses décisions", a tancé le leader démocrate au Sénat, Chuck Schumer, par voie de communiqué. "D'autres élus ont découvert, ce lundi, des établissements en Californie, Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, dénonçant " une politique inhumaine et barbare ".

" Les gens en faveur de ces mesures disent protéger leurs enfants". "Certains dans l'administration ont décidé que cette politique cruelle renforçait leur pouvoir d'influence" au Congrès, a souligné sur Facebook un sénateur républicain, Ben Sasse. "Le simple fait de penser que cet outil est nécessaire pour défendre nos frontières est dingue", a lancé Will Hurd, le représentant républicain d'une circonscription frontalière du Texas, sur les ondes de la radio publique nationale. Environ 15% de ces clandestins arrivent en famille et 8% sont des mineurs non-accompagnés.

Le texte comprend bel et bien une disposition interdisant de séparer les enfants de leurs parents lorsqu'ils sont arrêtés après être entrés illégalement aux États-Unis, mais il prévoit aussi le déblocage de 25 milliards de dollars pour renforcer la sécurité, y compris en finançant en partie le mur tant souhaité par le président Trump.

Une proposition de loi concurrente, présentée par le républicain Bob Goodlatte, préconise plutôt une approche beaucoup plus dure avec une réduction draconienne de l'immigration légale, la construction du mur frontalier avec le Mexique et l'impossibilité pour les " Dreamers " d'accéder à la citoyenneté américaine. Elle s'est exprimée ce week-end par l'intermédiaire de la directrice de sa communication Stephanie Grisham pour dire qu'elle "détestait" voir des enfants séparés de leurs parents sans-papiers, et qu'elle espérait vivre dans un pays qui respecte les lois mais qui gouverne avec le cœur. Pour faire cesser cette pratique, il suffit que le Congrès modifie les lois en vigueur. "L'unité des familles doit être préservée".

" C'est un problème: corrigeons-le!" "J'ai parlé à de nombreux républicains", a affirmé Bono à l'AFP.

" C'est le début de la fin de la démocratie lorsque les législateurs ayant fait adopter une loi demandent aux autorités de ne pas la faire respecter".

Mme Nielsen a également nié les allégations voulant que le président Trump se serve de la controverse entourant la détention des familles comme monnaie d'échange pour réformer le processus migratoire.

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