Enfants migrants séparés : Melania Trump se rend à la frontière américano-mexicaine

La Première Dame américaine Melania Trump dans un bâtiment des services sociaux le centre pour enfants

Migrants : la volte-face de Donald Trump

Malgré son décret mettant fin aux séparations des familles, les critiques ne s'apaisaient pas jeudi, associations de défense des droits de l'homme et opposition démocrate dénonçant la solution apportée: les maintenir désormais en centre de rétention avec leurs parents pendant la durée des poursuites pénales.

Les enfants attendent dans des conditions déplorables, a souligné Alan Shapiro, un pédiatre qui s'est rendu dans plusieurs centres pour l'Académie américaine de pédiatrie. "Je voudrais aussi vous demander comment je peux aider ces enfants à retrouver leur famille le plus rapidement possible", a-t-elle déclaré depuis un de ces centres, situé à McAllen au Texas. Seuls six ont été séparés de leurs parents, a précisé cette source.

C'est d'ailleurs cette version du timing raté que la porte-parole de la première dame a voulu mettre en avant, expliquant à la presse que le slogan présent sur la veste n'était à aucun moment revendicatif ou voulu. En déplacement à la frontière mexicaine dans le contexte de tension sur la politique migratoire de son mari, Melania Trump a enflammé les réseaux sociaux à pour la veste qu'elle portait. Cela ne l'a cependant pas empêchée de porter la même veste à la sortie de l'avion, à son retour à Washington.

Sa porte-parole a assuré qu'"il n'y avait pas de message caché" derrière cette inscription. Mais Donald Trump est lui-même venu la contredire, affirmant dans un tweet que sa femme avait en fait voulu parler "des médias "Fake News".

Pleurs déchirants, images poignantes d'enfants dévastés, la politique fermement revendiquée dans un premier temps par la Maison Blanche n'a pas tenu face à la tempête dans l'opinion publique, dénoncée par l'ONU, le Pape, des pays européens et jusqu'au coeur même de ses rangs républicains.

Le Pentagone a lui reçu l'ordre de se préparer à héberger sur des bases militaires 20 000 mineurs migrants entrés sur le territoire américain non-accompagnés par des adultes.

Dans une curieuse façon d'encourager un vote qu'il réclame depuis des mois, le président républicain a signalé dès le début de matinée que cette réforme semblait de toutes façons promise à l'échec au Sénat, où son parti n'a qu'une mince majorité. Leurs chefs se sont finalement donné quelques jours de plus pour tenter de rallier plus de voix républicaines.

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