Santé. Maladie de Lyme: les symptômes inexpliqués doivent être pris en charge

Maladie de Lyme: 1 Français sur 3 n’en a jamais entendu parler

Maladie de Lyme: 1 Français sur 3 n’en a jamais entendu parler

Il y a des patients en errance diagnostique, avec des traitements aberrants. Et il y avait une vraie nécessité à cadrer leur prise en charge.

La maladie est transmise par la tique du chevreuil.

L'agence rappelle aussi "qu'il n'existe pas à ce jour de test sérologique validé qui permette de faire la différence entre une cicatrice sérologique d'une infection passée et une infection active, que ce soit en France ou à l'étranger (...) qu'en cas de découverte fortuite d'une sérologie de Lyme positive sans signe clinique évocateur d'une infection à Borrelia burgdorferi sensu lato, d'une autre MVT [Maladies vectorielles à tiques NDLR] ni d'un SPPT, il n'est pas recommandé de poursuivre les investigations ni de traiter le patient ".

Reste que la maladie de Lyme représente un réel sujet de préoccupation. A ce stade, le patient n'a pas développé suffisamment d'anticorps pour que les tests sanguins Elisa et Western Blot soient fiables.

Au-delà de ces formes tardives, la HAS s'interroge sur l'existence de manifestations chroniques avec des tests négatifs. La présidente de la Haute Autorité de santé, Pr Dominique Le Guludec, s'en explique. Comme pour les autres infections bactériennes, le traitement repose alors sur des antibiotiques (entre 14 et 28 jours selon la forme). Au centre des attentions, la position de l'agence sur la "forme persistante " de la maladie de Lyme dont la réalité demeure contestée.

Afin d'aider le praticien dans la prise en charge de ces patients, il est proposé une nouvelle organisation de soins avec la création de centres spécialisés dans les MVT permettant une prise en charge multidisciplinaire et pluri-professionnelle plus adaptée "avec des équipes expérimentées et une prise en charge personnalisée des patients atteints de formes complexes de borréliose de Lyme, mais surtout de SPPT". Il insiste sur la prise en charge des "formes cliniques polymorphes, diffuses, non expliquées", qui peuvent se traduire par des maux de tête, des troubles cognitifs, des douleurs musculaires invalidantes, etc. La communauté scientifique n'a pas trouvé de consensus pour reconnaître ces formes de maladie de Lyme. "Il peut aussi s'agir d'autres maladies ou syndromes". Qui rajoutent toutefois une phrase essentielle: "Même si les incertitudes scientifiques sont réelles, tous les patients doivent être pris en charge et entendus dans leur souffrance". La SPILF ayant différé son accord, la HAS a décidé de le publier sans attendre, sous la forme de recommandations, dont l'argumentaire porte encore la trace des corrections en rouge sur le site de la HAS. Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié le 19 juin, l'incidence annuelle des cas de borréliose de Lyme a connu une augmentation significative en 2016 (84 cas déclarés pour 100 000 habitants), avec des taux plus élevés dans le Limousin, en Alsace et en Rhône-Alpes. Trop souvent, les patients errent de consultation en consultation sans avoir de diagnostic.

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