Les symptômes inexpliqués doivent être pris en charge — Maladie de Lyme

Maladie de Lyme: 1 Français sur 3 n’en a jamais entendu parler

Maladie de Lyme: 1 Français sur 3 n’en a jamais entendu parler

L'objectif affiché est d'éviter désormais que des patients convaincus à tort d'être victime d'une borréliose ne recourent à des tests et des traitements inadaptés, non validés, "et potentiellement à risque d'effets secondaires" - notamment de dangereux traitements antibiotiques au long cours.

"En Montérégie, on n'a aucune zone où le niveau de risque est faible; on a des risques moyens, élevés et élevés/endémiques", a expliqué la directrice de la santé publique de la Montérégie, Julie Loslier.

Il a ajouté que moins de 20 pour cent de cette variété de tiques sont porteuses de la maladie. Seules 5 à 10 % des tiques porteraient la bactérie responsable de la borréliose. Mais les patients, ainsi que leurs médecins, ne doivent pas écarter l'hypothèse d'autres maladies dont la tique et le vecteur: les rickettsioses (qui se manifestent par un tâche noire sur la peau et s'accompagnent de fièvres, maux de tête, douleurs musculaires), la tularémie (avec état grippal et ulcération au niveau de la piqûre), la babésiose (fièvres, maux de tête et douleurs), l'anaplasmose granulocytaire (avec douleurs articulaires et des fièvres), etc.

" Le principal conseil est d'être vigilant au retour d'une balade". " Dans ce cas, il faut aller consulter rapidement". Avec ça combiné à notre surveillance des cas humains et en appliquant certains critères qui sont très complexes, on détermine des régions où on se dit il vaut la peine d'offrir un traitement prophylactique [préventif].

Au printemps, la Commission parlementaire de la Santé et des Services sociaux en était venue à la conclusion que Québec devait faire plus pour prévenir et mieux traiter la maladie de Lyme. Ces tests font aujourd'hui l'objet d'une polémique, en raison de suspicions de nombreux "faux négatifs" (patient testé négatif alors qu'il pourrait bien être atteint de la maladie). Les médecins ont parfois du mal à se prononcer face à des patients ayant pu être piqués et qui, des mois durant, se plaignent de douleurs diverses, de fatigue ou de troubles de la concentration. Pourtant, "seulement un tiers des patients atteints de la maladie de Lyme reçoit actuellement le bon traitement, quand le deuxième tiers reçoit un traitement trop fort et le dernier tiers pas ou peu de traitement" déplore le docteur Cédric Grouchka, praticien hospitalier en santé publique et membre du collège de la HAS. Ce que refusent les infectiologues, faute de preuve scientifique.

Pour ces formes, la HAS parle de "syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique". "Ces patients n'ont pas besoin qu'on leur colle ainsi une étiquette", estime le professeur France Roblot, qui vient tout juste de quitter la présidence de la Spilf.

Les premières réactions ont émané de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF).

De son côté, la HAS affirme que ce SPTT est une manière pragmatique de reconnaître la souffrance de ces patients.

La prolongation de traitement antibiotique pour les cas cliniques évoluant depuis plusieurs années (comme prônée par certains médecins spécialistes de la prise en charge de la maladie de Lyme), ne devra pas être proposée "en dehors de protocoles de recherche encadrés par un centre spécialisé des maladies vectorielles à tiques". Dans 80 % des cas, on finit par diagnostiquer une autre maladie.

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