Lifeline. Un navire avec 230 migrants bloqué en Méditerranée

L'existence de l'UE menacée, selon un ministre italien | Europe

Selon Matteo Salvini, l'existence de l'Union européenne serait menacée d'ici un an

De son côté, la représentation des Pays-Bas auprès de l'Union européenne a écrit jeudi dans un tweet que ces deux navires ne naviguaient pas sous pavillon néerlandais: " Ces navires appartiennent à une ONG allemande et n'apparaissent pas dans les registres navals des Pays-Bas.

Le navire Lifeline de l'ONG Mission Lifline et le Seefuchs de l'organisation Sea-Eye "seront placés sous séquestre par le gouvernement italien et dirigés dans nos ports pour vérifier leur pavillon d'appartenance", a annoncé le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli.

Le Lifeline, navire menacé de mise sous séquestre par l'Italie, attend dans les eaux internationales une solution diplomatique et un approvisionnement pour les quelque 230 migrants à bord, a indiqué samedi l'ONG allemande Lifeline qui l'affrète.

"Je ne veux pas de bateau fantôme dans les ports italiens", a-t-il lancé, selon AGI.

Il avait dénoncé notamment l'"hyporisie" de la France après des déclarations critiquant l'Italie pour son refus d'ouvrir ses ports récemment au navire humanitaire Aquarius.

A la veille du mini-sommet, le président français Emmanuel Macron s'est dit favorable à l'établissement de sanctions financières pour les pays européens qui refuseraient d'accueillir des migrants.

Un ravitaillement depuis Malte.

Photo fournie le 22 juin 2018 par l'ONG Lifeline montrant le sauvetage de migrants par un porte-conteneurs de l'armateur danois Maersk. Un total de 769 personnes ont été par ailleurs secourues au large des côtes espagnoles au cours de trois opérations par les services de sauvetage en mer.

Près de 200 migrants ont en outre été secourus et cinq sont morts au large de la Libye, selon la marine libyenne.

La rencontre des deux navires en un même lieu viserait tant à faciliter une solution diplomatique commune pour ces migrants que les manoeuvres pour les ravitailler.

L'Italie, qui depuis l'arrivée récente d'une coalition gouvernementale populiste et d'extrême droite, croise le fer avec ses partenaires européens sur l'accueil des migrants, ne "peut plus prendre en charge le moindre" migrant supplémentaire, a-t-il répété. Destiné à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin, il sera boycotté par les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), partisans d'une ligne dure sur l'immigration.

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