Un départ qui tombe à pic pour Trump — Cour suprême

La Cour suprême de Washington

La Cour suprême de Washington

Les juges ont ainsi définitivement entériné ce texte, à cinq voix pour et quatre contre.

En publiant une liste de 25 noms peu après l'annonce du départ d'Anthony Kennedy, 81 ans, le président républicain Donald Trump a promis que le processus pour nommer son successeur allait débuter "immédiatement".

Lors d'un meeting de campagne dans la soirée, le président s'est dit "honoré" de la décision d'Anthony Kennedy de prendre sa retraite pendant son mandat.

La proposition de loi soumise au vote mercredi à la Chambre doit résoudre la question des familles déchirées et des "failles" du système actuel, selon les républicains, en incluant les "piliers" exigés par Donald Trump pour toute promulgation: le financement du mur à la frontière mexicaine, une solution pour les jeunes dits "Dreamers" -arrivés sans papiers aux Etats-Unis lorsqu'ils étaient enfants- et une nette réduction de l'immigration légale.

"Un observateur raisonnable conclurait que le décret était motivé par un préjugé antimusulman", a d'ailleurs écrit la juge Sonia Sotomayor, parmi les quatre progressistes, dans un argumentaire de désaccord joint à l'arrêt.

Si Neil Gorsuch a succédé à un magistrat déjà conservateur, le remplaçant d'Anthony Kennedy pourra donc lui modifier l'équilibre de la haute cour.

Trump va-t-il réussir à faire élire son candidat?

Et la gauche américaine angoisse aujourd'hui à l'idée que les deux juges les plus âgés encore en poste sont les deux les plus progressistes, dont son idole Ruth Bader Ginsburg, qui vient de fêter ses 85 ans...

Les sages de la Cour suprême sont désignés à vie par le président américain en exercice et doivent être confirmés par un vote du Sénat, actuellement à courte majorité républicaine. Et la bataille sur la colline du Capitole promet d'électriser les élections parlementaires de novembre, où un tiers des sièges du Sénat sera en jeu. En face, les démocrates ne décolèrent pas. La raison tient à l'importance de l'enjeu: pour la première fois depuis plus d'un quart de siècle, un camp a la faculté d'installer une solide majorité partisane parmi les neuf juges de la plus haute juridiction du pays. L'un d'eux, John McCain, lutte contre un cancer loin de Washington et ils ne peuvent donc se permettre aucune désertion.

Siégeant dans un édifice aux colonnes de marbre faisant face au Capitole, la Cour suprême a le dernier mot sur des questions sensibles: avortement, mariage homosexuel, discriminations raciales, peine de mort, controverses électorales, port d'arme, etc. Ils craignent que l'administration Trump ne s'en prenne à la décision historique "Roe v. Wade", qui a légalisé l'avortement en 1973. "Gagnons!" a tweeté le président. "Ses équipes ont parlé avec des dizaines d'autres sénateurs", a-t-elle ajouté. Cette vacance à la Cour suprême "est la plus importante depuis au moins une génération", a averti le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. La version validée par la justice américaine ferme les frontières américaines à environ 150 millions de personnes, dont les Yéménites, les syriens, les libyens, les iraniens, les somaliens et les Nord-Coréens.

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