Emmanuel Macron salue l’accord sur les migrants — Europe

Migrants: ces propositions de Macron qui ne plaisent pas à tout le monde

AFP Migrants: ces propositions de Macron qui ne plaisent pas à tout le monde

La crise migratoire n'a pas fini d'agiter l'Union européenne. "Je démens".

Le président de la République a résumé ce "défi" en parlant d'une "alternative simple qui nous est posée à tous: est-ce que nous voulons des solutions nationales ou des solutions européennes?". "Certains voulaient nous pousser à cela, mais j'ai refusé", a expliqué Emmanuel Macron dès son arrivée pour la reprise des travaux du sommet européen vendredi matin. "Il y a des déclarations sur des relocalisations (répartition de demandeurs d'asile: ndlr) sur une base volontaire et elles sont basées sur le consensus", a-t-il ajouté. "L'Italie n'est plus seule", s'est réjoui le chef du gouvernement populiste italien Giuseppe Conte qui avait fait monter la pression sur ses partenaires européens.

Le président français, à l'origine de la proposition franco-italienne sur la base de laquelle les conclusions du Conseil ont été rédigées, n'a pas caché sa satisfaction, sans aller jusqu'à explicitement revendiquer une victoire personnelle. Mais cet objectif a été abandonné, les divergences étant trop fortes sur la réforme du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l'UE la responsabilité des demandes d'asile. Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l'Autriche, s'y opposent frontalement.

Donald Tusk et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont annulé leur conférence de presse prévue jeudi soir. Ces centres d'accueil n'exonèrent en rien cette responsabilité.

Débarquer les migrants hors de l'UE épargnerait aux Européens de se quereller pour la prise en charge de navires.

"Comme un pays membre a réservé sa position sur l'ensemble des conclusions, aucune conclusion n'a été adoptée à ce stade", a dit un porte-parole du président du Conseil, Donald Tusk, dans un communiqué.

Ce sujet est au coeur du débat politique en Allemagne et de la pression que met la CSU, l'aile droite de la coalition au pouvoir, sur Angela Merkel.

Vendredi, au deuxième jour du sommet, la chancelière défendra avec Emmanuel Macron leur feuille de route commune pour la zone euro, qui rencontre de fortes résistances parmi les autres Etats membres.

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